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#Internet #Securite #Afrique
Agence Ecofin
28 octobre 2026 Dernière mise à jour le Mercredi 28 Octobre 2026 à 10:23

La résilience des ménages est à l’origine de l’essentiel de l’amélioration des performances globales enregistrées dans toutes les sous-régions africaines. Mais malgré ces avancées, le continent figure toujours parmi les régions dont les niveaux moyens de résilience aux risques sont les plus faibles à l’échelle mondiale.

Le continent africain a enregistré les plus grands gains à l’échelle mondiale en matière de résilience des populations à des risques allant des accidents de la route aux catastrophes naturelles depuis 2023, selon un rapport publié le mardi 13 octobre 2026 par Lloyd’s Register Foundation, une organisation caritative qui œuvre à promouvoir la sécurité et à améliorer la préparation aux catastrophes.

Intitulé « World Risk Poll Report 2026 », le rapport s’appuie sur une enquête menée par l’Institut Gallup auprès de 143 459 personnes à travers 140 pays au cours de l’année 2025 pour évaluer les expériences et les perceptions des individus face aux différents risques, depuis les risques du quotidien, tels que les risques liés à la sécurité alimentaire et à l’eau ou encore à la sécurité routière, jusqu’aux risques que représentent le changement climatique et les catastrophes naturelles comme les inondations, les tempêtes et les séismes.

En Afrique, l’enquête a été menée dans 40 pays répartis sur les 5 sous-régions du continent : Afrique de l’Ouest (14 pays), Afrique de l’Est (12 pays), Afrique centrale (5 pays), Afrique du Nord (5 pays), Afrique australe (4 pays). L’évaluation concerne 4 dimensions : la résilience individuelle, celle des ménages, celle communautaire et celle sociétale. Ces 4 dimensions sont ensuite combinées pour créer un indice de résilience, qui mesure la capacité des populations à absorber et à se remettre de chocs majeurs sur une échelle allant de 0 à 100 points.

La quatrième édition du rapport, dont les trois premières ont été publiées en 2019, 2021 et 2023, montre que toutes les sous-régions du continent ont vu leurs scores progresser. Ainsi, le score de l’Afrique du Nord a bondi de cinq points, à 54 points, alors que celui de l’Afrique australe s’est établi à 51 points contre 47 en 2023, enregistrant un gain de 4 points. Les scores de l’Afrique de l’Est, de l’Afrique centrale et de l’Afrique de l’Ouest ont progressé de 3 points.

L’accès à Internet améliore la résilience aux risques

La résilience des ménages est à l’origine de l’essentiel de l’amélioration des performances africaines. Dans cette dimension, les hausses les plus importantes de 2021 à 2025 ont été enregistrées en Algérie (+13 points), au Nigeria (+9 points), au Kenya (+8 points), en Égypte (+7 points) et en Ouganda (+6 points).

L’accès croissant à Internet et le renforcement des réserves financières des ménages sont les principaux facteurs à l’origine de cette évolution. La proportion d’adultes ayant accès à Internet a augmenté depuis 2019, de 17 points de pourcentage en Afrique du Nord et de 12 points dans les autres sous-régions du continent. Un accès accru à Internet peut aider les populations à obtenir des informations sur les dangers potentiels, tandis que la préparation des ménages peut améliorer leur capacité à réagir lorsque des urgences surviennent.

Les progrès sont cependant inégaux selon les sous-régions et les pays. En Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest, 47 % seulement des adultes touchés par une catastrophe ont par exemple déclaré avoir reçu une alerte. Le rapport indique d’autre part que l’Afrique figure toujours parmi les régions dont les niveaux moyens de résilience sont les plus faibles au niveau mondial, malgré les progrès réalisés. Les régions qui affichent les scores les plus élevés sont l’Amérique du Nord (65 points) et l’Asie du Sud-est (65 points). Le score moyen mondial reste stable par rapport à 2023, à 57 points.

À l’échelle planétaire, environ 1,1 milliard d’adultes ont subi une catastrophe au cours des cinq années précédant l’enquête, mais près de 220 millions n’ont reçu aucune alerte. Les personnes vivant dans les pays à faible revenu étaient presque deux fois plus susceptibles d’avoir subi une catastrophe que celles des nations riches. Seulement 64 % des adultes touchés par une catastrophe dans les pays à faible revenu ont reçu des avertissements, contre 84 % dans les pays à revenu élevé.

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