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#Economie #Electricite #Financement #Investissements #Senegal
Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Vendredi 14 Août 2026 à 06:42

Le Sénégal veut accélérer l’électrification de ses zones rurales, où plus d’un habitant sur trois est encore privé d’électricité. 120 millions d’euros vont être investi pour 753 villages

Le Sénégal accélère ses investissements dans l’électrification rurale afin de réduire les disparités de raccordement entre les territoires. Le pays mise notamment sur les solutions solaires décentralisées pour atteindre l’accès universel à l’électricité.

Dans le cadre de son ambition d’atteindre l’accès universel à l’électricité d’ici 2029, le Sénégal veut accélérer l’électrification de ses zones rurales, où plus d’un habitant sur trois était encore privé d’électricité en 2023. L’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) a ainsi signé, le 27 juillet, un contrat commercial de 120 millions d’euros avec l’entreprise allemande GAUFF pour équiper au moins 753 villages.

Cette deuxième phase du projet ASER-GAUFF prévoit l’installation de 183 mini-centrales solaires, le raccordement des ménages et la réalisation de leurs installations électriques intérieures. Environ 5 % du montant du projet doivent également soutenir des activités génératrices de revenus dans les zones cibles.

« Notre mission est de faire de l’électrification rurale un véritable moteur d’inclusion sociale et de développement économique pour nos territoires », a déclaré Jean-Michel Sène, directeur général de l’ASER.

La première phase, lancée en 2019, avait dépassé son objectif initial de 300 localités. D’après GAUFF, elle a finalement couvert 410 sites grâce à 372 systèmes photovoltaïques totalisant 11,83 MWc et 46,24 MWh de stockage, au bénéfice d’environ 205 000 personnes. Si cette étape était financée par la KfW IPEX-Bank, une filiale à 100 % détenue par la KfW, l’origine et les conditions précises du financement de la nouvelle phase n’ont cependant pas été indiquées.

Des disparités territoriales toujours marquées

Les chiffres soulignent l’urgence de la situation que cette initiative vise à réduire. Si l’ensemble du projet intervient alors que le taux national d’accès à l’électricité atteignait 84 % en 2023, selon le « Pacte National pour l’Énergie du Sénégal », cette moyenne masque un écart important entre les villes, électrifiées à 97,1 %, et les zones rurales, caractérisées par un taux d’accès de 64,5 %.

Pour développer les mini-réseaux et lutter contre le déficit le plus marqué, le pays de la Teranga estime ses besoins à 443 millions de dollars, dont 292 millions de financements publics et 151 millions provenant du secteur privé.

À trois ans de l’échéance de 2029, la réalisation rapide de la deuxième phase sera déterminante pour réduire le retard dans les campagnes, principal obstacle à l’accès universel, ce qui « contribue aux inégalités économiques persistantes du Sénégal ».

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