Le Nigeria dispose d’un fort potentiel en énergies renouvelables, encore largement inexploité. L’État multiplie initiatives et partenariats, avec pour objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2060.
L’Allemagne a accordé un financement de 21 millions d’euros (24,28 millions de dollars) au Nigeria pour soutenir sa transition énergétique et renforcer ses capacités dans le domaine des énergies propres, selon un communiqué de la présidence nigériane publié le samedi 8 novembre 2025.
Ce financement comprend 9 millions d’euros destinés au Programme de soutien à l’énergie au Nigeria (NESP) et 12 millions pour le Fonds de transition énergétique (ETCF) récemment créé. Le montant servira à développer les énergies renouvelables, améliorer l’efficacité énergétique et favoriser la transition vers un modèle à faible émission de carbone.
Le ministre nigérian de l’Énergie, Adebayo Adelabu, a salué l’accord, soulignant qu’il marque « le passage du dialogue à une assistance technique concrète », posant ainsi les bases d’un écosystème favorable à une croissance énergétique durable.
Selon Climate Parliament, le Nigeria possède un vaste potentiel en énergies renouvelables : solaire, éolienne, hydraulique et biomasse qui demeure encore largement inexploité. Le développement du secteur est freiné par un manque d’investissements, des infrastructures électriques insuffisantes et des procédures réglementaires particulièrement complexes.
Pour tirer profit de son potentiel énergétique, la Commission de l’énergie du Nigeria (ECN) a signé en octobre 2025 un protocole d’accord avec la société londonienne UNIDACO Limited pour un investissement de 100 millions d’euros destiné à la transition énergétique. Parallèlement, une subvention de 20 millions d’euros financée par la KfW Development Bank et l’Africa Enterprise Challenge Fund, appuie le développement des énergies renouvelables et des compétences locales.
Notons que le Nigeria vise la neutralité carbone d’ici 2060. Pour cela, le gouvernement a mis en place le « Plan de transition énergétique » (ETP), définissant un calendrier et un cadre pour réduire les émissions dans cinq secteurs clés : énergie, cuisson, pétrole et gaz, transports et industrie.




















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