Le secteur agricole reste un pilier de l’économie rwandaise, contribuant à environ 25 % du PIB, selon le Rwanda Development Board. Toutefois, il demeure fortement exposé aux aléas climatiques, qui affectent les rendements et mettent en péril la sécurité alimentaire.
Le gouvernement rwandais et l’Union européenne ont signé un accord de financement de 40 millions d’euros (environ 46,2 millions USD) pour moderniser le secteur agricole, afin de le rendre plus inclusif et plus résilient face au changement climatique. C’est ce qu’indique un communiqué du ministère rwandais des Finances et de la Planification économique, publié le mardi 4 août.
L’accord intitulé « HANGARIBIHE : Une agriculture transformatrice, intelligente face au climat et inclusive au Rwanda » constitue un programme quinquennal. Il prévoit l’octroi de 36 millions d’euros d’appui budgétaire pour soutenir les priorités nationales dans les domaines agricole et environnemental, ainsi que 4 millions d’euros complémentaires destinés à l’assistance technique, au renforcement des capacités et aux études.
Le programme vise concrètement à stimuler les investissements agricoles, à développer l’irrigation et les pratiques de gestion durable des terres, à renforcer la résilience climatique, à restaurer les écosystèmes dégradés, et à améliorer les systèmes d’information climatique, afin de soutenir une prise de décision fondée sur des données fiables. « Cet accord (…) permettra de bâtir un secteur moderne, productif et résilient face au changement climatique en stimulant des gains de productivité inclusifs pour les petits exploitants, les coopératives, les femmes, les jeunes et les PME », a déclaré le ministre des Finances et de la Planification économique, Yusuf Murangwa.
Au Rwanda, l’agriculture est un secteur économique majeur. Elle contribue à hauteur d’environ 25 % au PIB, et se distingue comme l’un des secteurs les plus stratégiques pour le développement du pays. Elle emploie environ 64,5 % de la population, selon le Rwanda Development Board. Par ailleurs, elle représente une part importante des recettes en devises étrangères, grâce aux exportations de produits tels que le café, le thé, les produits d’élevage et les céréales.
Toutefois, elle reste fragile face aux aléas climatiques, qui freinent les rendements et menacent la sécurité alimentaire. Pour faire face à ce problème, le gouvernement rwandais a mis en place le cinquième Plan stratégique pour la transformation de l’agriculture (PSTA-5), dont le coût de mise en oeuvre est évalué à 7 000 milliards de francs rwandais (environ 4,76 milliards USD).
Le programme cible 3 axes prioritaires, dont le premier est la modernisation de l’agriculture et de la production de ressources animales, afin de renforcer la résilience des systèmes de production au changement climatique. A cela s’ajoutent l’amélioration des chaînes de valeur et de la gestion post-récolte, et le renforcement des services d’appui au secteur. Le nouveau partenariat avec l’Union européenne contribuera à la mise en œuvre du PSTA-5.























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