La Côte d’Ivoire cherche à développer ses capacités de transformation industrielle et à limiter les pertes post-récolte. Dans ce contexte, les équipements de conditionnement et les technologies d’emballage constituent des leviers pour valoriser la production locale et répondre aux besoins des industriels.
L’Italie a mobilisé plus de 20 entreprises pour présenter leurs technologies aux industriels ivoiriens et développer des partenariats commerciaux, à l’occasion de « Plastprintpack West Africa 2026 », organisé du 8 au 10 octobre au Parc des Expositions d’Abidjan. L’événement s’est tenu parallèlement à la troisième édition du Salon international de l’emballage « Afrik’Embal 2026 » et des salons « Food Expo », « HoReCa Expo » et « Agrofood West Africa ».
Les entreprises italiennes proposent des équipements de conditionnement destinés aux secteurs agroalimentaire, cosmétique et pharmaceutique. Au-delà de la fourniture de matériel, elles entendent accompagner les industriels dans leurs projets de transformation. « Ce n’est pas seulement la question de fournir un matériel, mais de participer à la construction d’un projet de valorisation de la matière première », a expliqué Alessandro Gerbino, directeur de l’Italian Trade Agency à Abidjan.
« Cette année, nous avons renforcé notre participation au salon avec 18 entreprises italiennes accompagnées par l’Italian Trade Agency, et d’autres entreprises déjà établies en Côte d’Ivoire »,a déclaré Roberta Di Lecce, ambassadrice d’Italie en Côte d’Ivoire. Cette participation vise notamment à accompagner le développement des secteurs de l’agroalimentaire et de l’emballage. « L’Italie a l’expertise et la capacité technique et est le deuxième producteur mondial de machines pour l’emballage alimentaire. Nous pensons donc qu’ici, c’est la bonne place pour nous », a-t-elle ajouté.
Un marché ivoirien à fort potentiel
Cette initiative intervient dans un contexte de développement industriel et de besoins croissants en solutions de conditionnement en Côte d’Ivoire. Selon le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Ibrahim Khalil Konaté (photo), le pays transforme actuellement 43 % de sa production de cacao et 46 % de celle de noix de cajou. Ces deux filières génèrent des besoins en solutions de conditionnement.
Estimé à 500 milliards FCFA (854 millions $), le marché national reste dépendant des importations de matières premières plastiques et de technologies d’emballage, qui ont atteint 67 millions d’euros (75 millions $) en 2025. Le pays doit également faire face aux pertes post-récolte, estimées à 4 milliards de dollars par an.
Selon les données de 2024 de la fédération allemande des constructeurs de machines (VDMA), l’Italie se classe au premier rang mondial des exportateurs de machines de transformation alimentaire et d’emballage, avec 10,9 milliards d’euros de ventes à l’étranger, devant l’Allemagne et la Chine. Cette expertise pourrait ouvrir des perspectives de partenariats industriels, de transfert de technologies et de renforcement des capacités locales de production d’emballages.
Le gouvernement ivoirien ambitionne par ailleurs de porter la contribution de l’industrie au produit intérieur brut (PIB) de 22,7 % à 30 %.























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