Le président kényan a annoncé quatre mesures destinées à alléger les dépenses des ménages et à élargir l’accès aux opportunités économiques. Parmi elles figure la suppression envisagée de la taxe de 25 % sur les téléphones portables, qui doit encore suivre les procédures réglementaires nécessaires.
Le président kényan William Ruto a annoncé, le 20 octobre, un projet de suppression de la taxe de 25 % appliquée aux téléphones portables importés. Cette annonce a été faite lors des célébrations de la 63e édition du Mashujaa Day, dans le comté d’Uasin Gishu.
Cette mesure vise à rendre les téléphones plus accessibles et à permettre à davantage de personnes de profiter des opportunités offertes par l’économie numérique, notamment dans les domaines de l’éducation, du commerce, des services bancaires et de l’emploi. Le chef de l’État a indiqué que son gouvernement engagerait les démarches juridiques et douanières nécessaires à sa mise en œuvre.
« Un téléphone portable n’est plus un luxe. C’est une salle de classe, un marché, une banque et un bureau pour de nombreux jeunes Kenyans, ainsi qu’une porte d’entrée vers l’emploi », a-t-il déclaré.
Au Kenya, les téléphones mobiles jouent un rôle important dans l’inclusion financière, notamment grâce aux services de paiement mobile. Ils facilitent également les échanges commerciaux, l’enseignement et l’accès aux services en ligne. La suppression de la taxe pourrait ainsi contribuer à réduire le coût des appareils concernés, même si son effet sur les prix de vente dépendra notamment de la répercussion de cette baisse par les importateurs et les distributeurs.
Quatre mesures pour alléger les dépenses des ménages
Cette annonce intervient dans un contexte d’évolution de la fiscalité applicable aux téléphones portables. Le régime fiscal instauré en 2026 prévoit une taxe de 25 % sur les appareils concernés, dans le cadre des dispositions fiscales adoptées au Kenya. Le gouvernement entend désormais engager les procédures nécessaires pour supprimer ce prélèvement.
La mesure fait partie d’un ensemble de quatre propositions présentées par le président kényan. Celles-ci comprennent également une exonération de l’impôt sur le revenu prélevé sur les salaires (PAYE) pour les salariés percevant au maximum 32 333 shillings kényans par mois, ainsi que la suppression des droits de timbre sur certaines transactions foncières d’une valeur inférieure ou égale à un million de shillings. À cela s’ajoute l’intégration de 50 000 jeunes supplémentaires au programme national de stages à partir de janvier 2027.
Ces propositions interviennent dans un contexte de préoccupations liées au coût de la vie, à la fiscalité et au chômage. Elles visent à réduire certaines dépenses des ménages, à faciliter l’accès à la propriété et à améliorer les perspectives d’insertion professionnelle des jeunes. Leur mise en œuvre reste toutefois conditionnée aux procédures législatives, fiscales et administratives nécessaires.























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