#Sante #Zimbabwe
Denys Bédarride
5 octobre 2020 Dernière mise à jour le Lundi 5 Octobre 2020 à 08:30

Le gouvernement zimbabwéen veut conditionner la délivrance du « Certificate of Good Standing » (qui permet à ses médecins d’exercer à l’étranger) à son approbation. La mesure vise à réduire le flux de professionnels de la santé qui fuient le pays à la recherche de meilleures conditions de travail.

Le gouvernement zimbabwéen pourrait bientôt durcir les conditions de travail à l’étranger de ses médecins. C’est ce qu’a annoncé cette semaine l’Association des médecins des hôpitaux du Zimbabwe (ZHDA).

Selon l’institution, le « Certificate of Good Standing » délivré par le Conseil des médecins et dentistes du Zimbabwe pourrait désormais nécessiter l’approbation préalable de l’Etat. Ce document permet en effet aux médecins qui cherchent à travailler et à étudier dans un pays étranger de prouver qu’ils n’ont pas de problèmes disciplinaires.

En obligeant les organismes professionnels à requérir son aval avant de délivrer ce document, le gouvernement zimbabwéen espère réduire le flux de médecins quittant le pays pour exercer à l’étranger, dans ce qui semble constituer une nouvelle « fuite des cerveaux » dans le secteur de la santé. Cela est motivé par la crise économique qui touche le pays depuis plusieurs années et qui a atteint ces derniers mois de nouveaux sommets, avec une inflation de plus de 750 % et l’effondrement de la monnaie locale, le dollar zimbabwéen.

En pleine crise de coronavirus, les pénuries de carburant, de nourriture et de médicaments qui affectent le secteur sanitaire particulièrement ont ainsi poussé plusieurs professionnels zimbabwéens à chercher de meilleures conditions de travail dans d’autres pays comme l’Afrique du Sud ou le Royaume-Uni.

Pour Aaron Musara, secrétaire général de la ZHDA interviewé par Bloomberg, la nouvelle mesure du gouvernement aura « une incidence, car le gouvernement déterminera désormais qui sort du pays ». Et d’ajouter : « le gouvernement essaie de retenir le personnel à un moment où il ne parvient pas à le garder heureux dans son travail ».

Source Agence Ecofin

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