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Agence Ecofin
5 janvier 2022 Dernière mise à jour le Mercredi 5 Janvier 2022 à 09:44

Début décembre 2021, thebigdeal.substack.com a annoncé que les start-up africaines pourraient franchir la barre de 4 milliards $ de financements levés à la fin de l’année. Ce succès repose en partie sur les méga-deals de plus de 100 millions $ qui ont été multipliés par six sur le continent.

2021 a été une année remarquable pour les start-up africaines. Celles-ci ont réussi à mobiliser plus de 4,3 milliards $, grâce à 818 opérations de plus de 100 000 $, souligne la plateforme thebigdeal.substack.com, dans un rapport publié ce 4 janvier 2022. « Cela équivaut à une levée moyenne de 1 million $ toutes les deux heures, et à 2,5 fois le montant levé en 2020 », apprend-on dans le document.

L’une des nouveautés de cette étude c’est la « croissance extraordinaire » des « méga-deals ». Ce qui renvoie aux opérations de levées de plus de 100 millions $ réalisées par des entreprises technologiques. En 2021, 12 mégas transactions ont été enregistrées sur le continent, pour une valeur combinée de 1,9 milliard $. Ce montant « est plus important que le total des fonds levés en 2020 dans l’ensemble de l’écosystème, à travers tous les deals de plus de 1 million $ », commente la plateforme.

En 2020, seulement 2 méga-deals ont été enregistrés en Afrique contre 3 en 2019. Une fois encore, ce sont les « quatre grands » du continent, à savoir : l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Egypte et le Kenya qui se sont accaparé 81 % du total des fonds levés par les start-up, avec plus de 1,5 milliard $ pour le Nigeria. Sans surprise, la fintech demeure le secteur d’activité qui a reçu le plus de financements sur le continent. Les entreprises de technologie financière se sont arrogé à elles seules près de 2,3 milliards $.

De manière générale, l’on note que plus de 800 investisseurs locaux et étrangers ont participé à au moins une opération de levée de fonds sur le continent. Sur les 54 pays, au moins 30 ont enregistré une opération de plus de 100 000 $, au cours de l’année. Cette dynamique des start-up africaines est un signal fort envoyé aux investisseurs. Elle renseigne sur le potentiel de l’écosystème entrepreneurial et technologique africain.

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