Abidjan Plateau
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Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Lundi 19 Janvier 2026 à 10:15

Malgré un essor rapide, les start‑up numériques ivoiriennes restent confrontées à un cadre fiscal et financier contraignant. Les autorités multiplient les mesures d’accompagnement, offrant exonérations et accès privilégié aux marchés publics pour soutenir l’innovation et renforcer leur compétitivité.

La Côte d’Ivoire renforce son soutien aux start‑up numériques. L’article 35 de la Loi de finances 2026, promulguée le 19 décembre 2025, institue un régime fiscal inédit destiné aux jeunes entreprises labellisées, dans le but de stimuler l’innovation technologique et de faciliter leur croissance. La Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) a présenté cette mesure le mercredi 7 janvier lors d’une session d’information organisée à Abidjan.

« Ces mesures offrent aux start‑ups numériques labellisées des exonérations fiscales et des avantages financiers pendant trois ans, ainsi qu’un accès privilégié aux marchés publics et aux financements, permettant de soutenir leur montée en puissance sur l’ensemble du territoire », a expliqué Marthe Kouaho Traoré, membre de la Commission juridique et fiscale de la CGECI.

Le dispositif cible particulièrement les start‑up opérant en dehors de la zone franche VITIB, afin d’assurer un soutien équitable sur tout le territoire. Le label « Startup Numérique », valide jusqu’à cinq ans, permet aux entreprises labellisées de bénéficier de ces exonérations fiscales et mesures d’accompagnement pendant trois ans suivant l’année de labellisation, offrant ainsi un cadre stable et prévisible pour les investisseurs et entrepreneurs.

Ces dispositions s’inscrivent dans le cadre plus large de la Loi n° 2023‑901 du 23 novembre 2023 portant promotion des start‑up numériques, qui institue un cadre juridique et fiscal incitatif pour les jeunes pousses innovantes. L’article 35 prévoit notamment l’exonération de l’impôt sur les bénéfices pour les régimes réels d’imposition, de la cotisation forfaitaire pour les microentreprises, ainsi que de la taxe sur les opérations bancaires et de l’impôt sur les revenus de créances liés aux intérêts des crédits contractés.

Cette politique intervient alors que l’écosystème des start‑up ivoiriennes compte aujourd’hui près de 300 entreprises actives, réparties dans des secteurs tels que la fintech, l’edtech, l’agritech ou l’intelligence artificielle. À travers ces mesures, la Côte d’Ivoire ambitionne de dynamiser l’écosystème numérique, de réduire les coûts financiers et administratifs pesant sur les jeunes entreprises, et de renforcer la compétitivité de ses acteurs innovants. L’appui institutionnel, couplé à la structuration de plateformes de soutien à l’innovation, devrait contribuer à mieux dynamiser le secteur.

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