La majeure partie des engagements de l’empire du Milieu sur le continent durant l’année écoulée correspond à des contrats de construction d’infrastructures, financés essentiellement par des prêts servis aux entreprises contractantes ou aux Etats bénéficiaires par les « policy banks » chinoises.
La Chine a réalisé des projets d’une valeur cumulée de 61,2 milliards de dollars en Afrique, dans le cadre de l’Initiative des Nouvelles routes de la soie (Belt and Road Initiative/BRI) durant l’année 2025, selon un rapport publié le dimanche 18 janvier 2026 par The Griffith Asia Institute, un think tank rattaché à l’Université australienne Griffith University en collaboration avec le Green Finance & Development Center (GFDC), un think tank relevant de l’Université chinoise de Fudan.
Intitulé « China Belt and Road Initiative (BRI) Investment Report 2025 », le rapport précise que ce montant représente une hausse de 283% par rapport à l’année précédente, notant que l’Afrique a ainsi regagné son rang de première région bénéficiaire des engagements chinois dans le cadre de l’initiative chinoise lancée en 2013, qu’elle avait perdu au profit de la région du Moyen-Orient en 2024.
L’une des raisons de cette forte hausse des engagements chinois en Afrique pourrait être les droits de douane américains, qui sont moins élevés dans certains pays du continent que dans d’autres pays situés en Asie ou en Amérique Latine. Le rapport cite, dans ce cadre, comme exemple la décision de la société Boway Alloys de transférer une usine de bandes de matériaux électroniques en alliages spéciaux du Vietnam au Maroc pour profiter des droits de douane américains de 10 % seulement en vigueur dans ce pays d’Afrique du Nord.
Le secteur de l’énergie en tête de liste
La valeur des investissements réalisés par l’empire du Milieu en Afrique en 2025 dans le cadre de l’Initiative des Nouvelles routes de la soie s’est, quant à elle, élevée à 18,8 milliards de dollars, enregistrant une augmentation de 41% par rapport à 2024. Ce montant représente 22% du total des investissements recensés au niveau mondial. Dans ce cadre, l’Egypte arrive à la deuxième place dans le classement des pays ayant attiré le plus d’investissements, avec un portefeuille de 10,2 milliards de dollars.
Le rapport précise d’autre part que les engagements chinois dans les divers pays du monde ayant adhéré à l’Initiative des Nouvelles routes de la soie à l’échelle mondiale ont porté sur 350 projets durant l’année écoulée. La valeur globale de ces engagements a atteint 213,5 milliards de dollars, un montant largement supérieur à celui enregistré au cours de l’année 2024 (122 milliards de dollars).
La part des contrats de construction dans les engagements globaux s’est établie à 60% contre 40% pour les investissements, ce qui suggère que les entreprises chinoises prennent moins de risques et privilégie les contrats de construction qui sont souvent financés par des prêts accordés aux pays étrangers par les « policy banks » chinoises.
La ventilation sectorielle des engagements chinois dans les pays ayant rejoint l’initiative des Nouvelles routes de la soie montre que Pékin s’est concentré durant l’année écoulée sur les secteurs de l’énergie (43% du total des engagements), des mines (15,3%), de l’immobilier (11,3%), des technologies (9%) et du transport (6,2%).
Le rapport indique par ailleurs que les engagements cumulés de la Chine dans le cadre de l’initiative des Nouvelles routes de la soie ont atteint 1399 milliards de dollars, dont 561 milliards sous forme d’investissements, depuis le lancement de cet ambitieux projet qui vise à améliorer les liaisons commerciales entre l’Asie, l’Europe, l’Afrique, et même au-delà, par la construction d’infrastructures comme des ports, des voies ferrées, des aéroports ou encore des parcs industriels et des centrales électriques.




















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