orange cote divoire
#Internet #Numerique #Orange #Technologie #Telecommunication #CoteDIvoire
Agence Ecofin
Hier Dernière mise à jour le Samedi 31 Janvier 2026 à 06:47

Orange est le leader du marché de l’Internet ivoirien, qu’il partage avec les opérateurs Moov Africa et MTN, ainsi que des fournisseurs d’accès à Internet. À fin septembre 2025, Orange comptait 15,3 millions d’abonnés (fixes et mobiles) sur un parc national de 37,9 millions.

La société télécoms Orange Côte d’Ivoire a annoncé, en début de semaine, le lancement d’une offre d’Internet par satellite baptisée « Orange Sat ». L’opérateur entend proposer une connexion fiable et performante sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones rurales non couvertes par la 4G et la fibre, ainsi que dans les localités difficiles d’accès. Avec cette initiative, l’entreprise élargit son portefeuille de solutions de connectivité et renforce sa présence sur le marché ivoirien de l’Internet.

« Fruit d’un partenariat stratégique avec Eutelsat, Orange Sat vient compléter notre portefeuille de connectivité fibre, mobile haut débit et désormais satellite pour répondre aux réalités géographiques et économiques de la Côte d’Ivoire », a indiqué l’opérateur télécoms dans un communiqué publié sur LinkedIn.

Grâce à la technologie satellitaire, Orange étend sa couverture à des zones jusque‑là difficilement desservies. Selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), les réseaux 2G, 3G et 4G couvraient respectivement 98,9 %, 98,3 % et 93,7 % de la population ivoirienne. Malgré ces taux élevés, les autorités ont identifié plusieurs centaines de zones blanches, c’est‑à‑dire dépourvues de couverture réseau. L’offre satellitaire permet ainsi à Orange de cibler de nouveaux abonnés dans ces zones, mais aussi des utilisateurs déjà connectés, à la recherche d’une meilleure qualité de service pour des usages exigeants comme le télétravail, le gaming, l’e‑learning ou encore la télémédecine.

À fin septembre 2025, la Côte d’Ivoire comptait 37,9 millions d’abonnés Internet, pour une population estimée à environ 32 millions d’habitants selon la Banque mondiale. Toutefois, le nombre réel d’internautes est probablement inférieur, les régulateurs comptabilisant souvent chaque SIM utilisée pour accéder à Internet comme un abonnement, alors qu’un même utilisateur peut en détenir plusieurs. À titre d’illustration, l’UIT estimait le taux de pénétration d’Internet dans le pays à 40,7 % en 2023.

Orange occupe actuellement une position de premier plan sur le marché ivoirien de l’Internet. D’après l’Autorité de régulation des télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI), l’opérateur comptait 522 486 abonnements à l’Internet fixe au troisième trimestre 2025, sur un parc national de 682 038 abonnements. Sur le segment mobile, Orange comptait 14,8 millions d’abonnés, soit 40 % de part de marché, devant MTN (35 %) et Moov Africa (25 %).

De la concurrence à l’horizon ?

Le lancement d’Orange Sat intervient dans un contexte de montée en puissance de l’Internet par satellite en Afrique. Starlink, la filiale de SpaceX, déjà présente dans environ 25 pays africains, prévoit de lancer ses services en Côte d’Ivoire à partir de 2026, même si le calendrier précis reste à confirmer. Le modèle commercial d’Orange Sat, reposant sur la fourniture d’un kit satellite associé à un abonnement mensuel, s’en rapproche sur plusieurs aspects.

Par ailleurs, un autre acteur de l’Internet par satellite grand public lorgne déjà le continent, même s’il n’a pas encore commencé ses activités commerciales. Il s’agit d’Amazon Leo, qui a récemment obtenu des licences au Nigeria. L’entreprise a également projeté de lancer ses services commerciaux en Afrique du Sud en 2026.

Reste à savoir si Orange parviendra à tirer parti de son ancrage local et de sa base d’abonnés pour s’imposer sur ce segment émergent, face à des acteurs mondiaux disposant de moyens technologiques et financiers considérables. La qualité de service et le niveau des tarifs devraient constituer des critères déterminants dans le choix des consommateurs. 

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *