Deux mois après le coup d’État ayant mis fin au scrutin en cours en Guinée-Bissau, le gouvernement de transition estime que les conditions pour de nouvelles élections libres et transparentes sont en voie d’être réunies.
En Guinée-Bissau, le président de la transition a fixé au 6 décembre 2026 la date des prochaines élections législatives et présidentielle. L’annonce a été faite par décret présidentiel le mercredi 21 janvier 2026 et entre immédiatement en vigueur.
Selon le communiqué, « les conditions nécessaires à la tenue d’élections libres, justes et transparentes sont en voie d’être réunies ». Ces élections devront marquer un retour à l’ordre constitutionnel dans le pays.
Cette annonce fait suite à une mission présidentielle de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Bissau. Elle a été conduite par Julius Maada Bio, président de la Sierra Leone et président en exercice de l’organisation, accompagné de son homologue sénégalais, Bassirou Diomaye Faye. Les discussions ont porté sur la nécessité d’une brève transition menée par un gouvernement inclusif, représentant l’ensemble du paysage politique et social du pays.
Malgré ce calendrier électoral, la situation politique demeure fragile. Pour le moment, plusieurs acteurs politiques de ce pays d’Afrique de l’Ouest sont soit en exil, comme le président Umaro Sissoco Embaló, soit emprisonnés, notamment le chef de l’opposition, Domingos Simões Pereira.
Depuis le coup d’État militaire du 26 novembre 2025, qui a interrompu le processus électoral en cours, la Guinée-Bissau est dirigée par le général Horta N’Tam, président de la transition pour un mandat d’un an. Le mardi 13 janvier dernier, le Conseil national de transition a adopté le projet de révision de la Constitution, transformant le régime parlementaire en régime présidentiel.




















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