Alors que la Somalie tente de sortir de décennies de guerre, de séparatisme et de terrorisme, les données récentes révèlent un marché du travail fragile où la plupart des jeunes peinent à accéder à l’emploi ou à la formation professionnelle.
Selon l’Institute of Economics Affairs (IEA) Somalia, plus de 60 % des jeunes Somaliens âgés de 15 à 34 ans n’étaient ni en emploi, ni en éducation, ni en formation en 2025. La population active totale du pays était estimée à environ 3,56 millions de personnes, dont une faible proportion accédait à un emploi stable et rémunéré.
Le marché du travail somalien reste peu structuré et dominé par l’informel, ce qui limite l’accès à des emplois stables et formatifs. Les jeunes entrants peinent à trouver un premier emploi ou une expérience professionnelle adaptée.
Par ailleurs, le système éducatif et la formation professionnelle ne répondent pas toujours aux besoins réels des entreprises. Les programmes Technical and Vocational Education and Training sont fragmentés et peu coordonnés avec le secteur privé, accentuant le décalage entre compétences et emploi. Le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans est estimé à environ 34 %, un indicateur supplémentaire de l’exclusion massive des jeunes.
Les conséquences sociales et économiques sont importantes. L’exclusion prolongée des jeunes freine la croissance inclusive et accentue les inégalités. Une partie de la jeunesse reste exposée à la pauvreté et à la marginalisation dans un contexte déjà fragilisé par l’instabilité, l’insécurité et la pression démographique avec des centaines de milliers de nouveaux entrants sur le marché du travail chaque année.
Pour inverser cette tendance, l’État et ses partenaires internationaux multiplient les initiatives. En octobre 2025, la Banque mondiale a approuvé le projet BOOST-You, destiné à renforcer l’employabilité des jeunes à travers la formation professionnelle, l’accompagnement à l’insertion et la création d’emplois ciblés. D’ici à 2029, le projet devrait générer 28 000 emplois pour les jeunes, dont 16 800 pour les femmes, selon les données disponibles.




















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