Cette collaboration s’inscrit dans le prolongement des relations bilatérales entre les deux pays. Elle jette les bases d’une lutte contre la traite des êtres humains, le trafic de migrants et d'autres crimes transnationaux liés à la porosité des frontières kényanes.
Le gouvernement kényan a signé, le mardi 3 février 2026, un mémorandum d’entente (MoU) avec le Royaume-Uni visant à améliorer la coopération en matière de sécurité frontalière et à renforcer la stabilité dans les zones frontalières du Kenya. L’information a été communiquée par le ministère kényan de l’Intérieur et de l’Administration nationale, le mercredi 4 février.
L’objectif de ce partenariat est de lutter contre les menaces transfrontalières, d’améliorer la stabilité dans les zones frontalières et de protéger les communautés contre la criminalité transnationale organisée, y compris la traite des êtres humains et le trafic de migrants. Il entend également renforcer les systèmes d’alerte précoce et le partage de renseignements, améliorer les réponses en matière de sécurité protectrice et coordonner des interventions visant à protéger les citoyens et les communautés contre la migration irrégulière.
« Cet accord renforce la coopération bilatérale visant à améliorer la paix, la stabilité et le développement socio-économique dans les zones frontalières du Kenya », a déclaré Raymond Omollo, directeur de cabinet du ministère kényan de la Sécurité intérieure et de l’Administration nationale.
Le Kenya est une destination majeure et un pays de transit pour les migrants et les réfugiés dans la Corne de l’Afrique, selon le Global Detention Project. Ces dernières années, les autorités ont évoqué de nombreuses préoccupations liées au terrorisme, à la traite des personnes, au trafic de migrants et à la criminalité transnationale organisée, en particulier le long des frontières Kenya–Somalie et Kenya–Éthiopie.
Dans le cadre de ses actions de gestion des frontières, le pays indique veiller au respect strict des lois sur l’immigration à tous les points d’entrée et de sortie. La Direction des services d’immigration (DIS) collabore avec d’autres organismes d’application de la loi pour démanteler les réseaux criminels impliqués dans la traite des êtres humains, le trafic illicite de migrants et la falsification de documents.
En collaboration avec le gouvernement kényan, l’ONU a ouvert un Bureau de lutte contre le terrorisme, afin d’appuyer les pays d’Afrique de l’Est et de la Corne de l’Afrique dans leurs efforts de lutte contre le terrorisme et de prévention de l’extrémisme violent.




















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