Ce programme succède au précédent cycle quinquennal. Aligné sur le plan national de développement, il accorde une priorité à la protection de l’enfant, à la santé, à l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement, ainsi qu’à la nutrition et à l’éducation.
La Côte d’Ivoire et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) ont procédé le lundi 9 février 2026 au lancement du programme de coopération CPD 2026‑2030 estimé à 88,8 milliards FCFA (environ 161 millions $), a révélé le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba.
Selon les informations publiées par le gouvernement ivoirien, ce programme vise « non seulement à améliorer durablement la survie et le développement des enfants, mais aussi à garantir leur protection contre toute forme de violence et à renforcer leur participation active à la vie sociale et citoyenne ».
Le Représentant de l’UNICEF en Côte d’Ivoire, Jean-François Basse, a rappelé les acquis significatifs du CPD 2021-2025. Ainsi, trois millions d’enfants de moins d’un an ont été enregistrés à l’état civil à travers le système d’interopérabilité. En matière de nutrition, 4.5 millions d’enfants ont reçu chaque année la supplémentation en vitamine A.
De plus, dans le secteur de la santé, 4 270 bébés prématurés ont survécu grâce aux interventions soins mère kangourou. Dans le domaine de l’éducation, 7 851 enfants déscolarisés ont repris le chemin de l’école grâce à un appui direct de l’UNICEF. Dans le domaine de l’engagement des jeunes et de l’inclusion, près de 500 000 jeunes ont bénéficié de formation technique et professionnelle. Et d’inviter les acteurs sectoriels à assurer une appropriation collective pour une mise en œuvre efficace.
Les domaines prioritaires du programme sont la protection de l’enfant, la santé, l’eau, l’hygiène et l’assainissement, la nutrition, l’éducation, les politiques sociales et l’inclusion, ainsi que l’accompagnement des adolescents et des jeunes. Il s’inscrit dans le Plan national de développement (PND 2026‑2030) et constitue un levier pour accélérer le développement humain.
La Côte d’Ivoire a enregistré ces dernières années des avancées économiques et sociales notables en matière de protection et de promotion des droits de l’enfant. Ces progrès s’expliquent notamment par la réduction des inégalités d’accès à l’éducation et aux soins de santé, ainsi que par la mise en œuvre d’initiatives innovantes, comme la digitalisation des services scolaires et médicaux destinée à desservir les communautés les plus éloignées.
D’après Jean-François Basse, représentant résident de l’Unicef en Côte d’Ivoire, la dernière enquête démographique et de santé (EDS 2021) fait état d’une amélioration des principaux indicateurs liés aux droits de l’enfant. Cette évolution est attribuée à la baisse de la pauvreté et de la mortalité infantile. Des défis subsistent toutefois, notamment le travail des enfants, les violences et les inégalités dans l’accès à l’éducation et aux services de santé.
Le gouvernement ivoirien collabore avec l’Unicef pour renforcer les conditions de vie des enfants. Le programme de coopération CPD 2026-2030 succède au CPD 2021-2025, qui a enregistré plusieurs résultats marquants : 851 enfants déscolarisés ont été réintégrés dans le système scolaire, près de 500 000 jeunes ont bénéficié de formations techniques et professionnelles, et 4270 nourrissons prématurés ont survécu grâce à la méthode des soins mère kangourou, note-t-on.




















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