Le Ghana et le Maroc entendent tirer parti de leurs positions stratégiques respectives pour approfondir leur coopération économique et stimuler les échanges commerciaux. Accra mise sur son rôle de siège du Secrétariat de la ZLECAf, tandis que Rabat entend consolider sa position de passerelle entre l'Afrique, l'Europe et la Méditerranée.
Le Ghana et le Maroc ont signé onze accords de coopération destinés à approfondir leurs relations bilatérales et à faire progresser l’intégration économique de l’Afrique, selon un communiqué du ministère ghanéen des Affaires étrangères publié le 23 juillet.
Ces accords portent notamment sur les services aériens et sur une assistance administrative mutuelle en matière douanière.
Les parties ont également conclu des mémorandums d’entente (MoU) relatifs à la normalisation, à l’évaluation de la conformité et à la métrologie, ainsi qu’à la coopération dans l’enseignement supérieur, la science et la technologie. Ils prévoient aussi la promotion d’activités conjointes dans les domaines de la météorologie et de la climatologie.
Un protocole de coopération scientifique et technique a par ailleurs été signé entre l’Office national des hydrocarbures et des mines, la Commission des minéraux et l’Autorité géologique du Ghana. D’autres instruments concernent la formation diplomatique et professionnelle, l’octroi de bourses et de stages, le partage d’expertise, ainsi que le sport et les archives.
Ce partenariat, scellé lors de la deuxième session de la Commission mixte permanente de coopération entre les deux pays, fait suite à une réunion des experts techniques tenue à Rabat du 9 au 11 juin 2026. Celle-ci a permis d’examiner l’état de la coopération bilatérale et de préparer les onze accords soumis à l’examen ministériel.
Dans un contexte de forte incertitude économique mondiale, le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a souligné l’importance d’une coopération africaine renforcée. Il a rappelé que la position stratégique du Maroc, véritable porte d’entrée vers l’Europe et la Méditerranée, conjuguée au rôle du Ghana en tant que siège du Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), ouvre de vastes perspectives. Selon lui, cette complémentarité offre des opportunités majeures pour intensifier « le commerce intra-africain, renforcer les chaînes de valeur régionales, attirer les investissements et faire progresser les aspirations de l’Agenda 2063 de l’Union africaine ».
Avec des échanges commerciaux estimés à 285,99 millions de dollars selon l’Observatoire de la complexité économique (OEC), le Ghana entend s’inspirer de l’expérience du Maroc en matière d’énergies renouvelables et collaborer dans le domaine de la fabrication de vaccins et de produits pharmaceutiques afin de renforcer la souveraineté sanitaire du continent.
Le Maroc, de son côté, poursuit le développement de sa coopération avec le Ghana et les pays d’Afrique de l’Ouest dans plusieurs secteurs stratégiques, confirmant ainsi son rôle de partenaire clé de l’intégration régionale.























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