Alors que le pays figure parmi les principaux producteurs mondiaux d’uranium, les autorités misent sur de nouveaux projets pour accroître la production, attirer les investissements et renforcer la transformation locale.
Le secteur minier a contribué à 14 % PIB de la Namibie et généré 7,8 milliards de dollars namibiens (environ 434 millions $) de recettes fiscales en 2025, contre 5,6 milliards NAD (environ 313 millions $) en 2024, soit une progression de 39 %, selon des données communiquées par le gouvernement namibien le 5 août 2026.
Cette hausse traduit la résilience de l’industrie extractive face aux incertitudes pesant sur les marchés mondiaux des matières premières. Elle a été principalement soutenue par les performances des mines d’or, favorisées par une production élevée et des cours internationaux favorables. Les redevances minières ont progressé de 9 %, à 2,4 milliards NAD (137 millions $), tandis que les droits à l’exportation ont augmenté de 90 %, atteignant 685 millions NAD (38 millions $).
Ces résultats confortent la volonté du gouvernement de faire du secteur minier un moteur de croissance et d’emploi dans le cadre du sixième Plan national de développement (NDP6), qui vise la création de 500 000 emplois. La présidente Netumbo Nandi-Ndaitwah (photo) a indiqué que l’industrie minière s’était engagée, via le Namibia Public-Private Forum (NamPPF), à mobiliser 2,8 milliards $ de nouveaux investissements et à créer plus de 18 000 emplois directs.
La cheffe de l’État a également appelé les compagnies minières à accélérer la transformation locale des minerais afin d’augmenter la valeur ajoutée captée par l’économie nationale. La Namibie est le troisième plus grand producteur mondial d’uranium et cherche à tirer davantage profit de cette ressource stratégique, notamment à travers l’industrialisation locale et l’arrivée de nouveaux investissements.
La croissance attendue de la filière uranifère repose notamment sur plusieurs projets majeurs notamment, le projet Etango, développé par Bannerman Energy et le projet Tumas porté par Deep Yellow. Selon la Chambre des mines de Namibie, ces projets devraient permettre une hausse significative de la production nationale d’uranium au cours de la seconde moitié des années 2020 et durant les années 2030.
Cette évolution devrait également modifier progressivement la structure des recettes minières du pays. Pour l’exercice 2025/26, les recettes de l’impôt sur les sociétés provenant des mines hors diamant devraient atteindre 4,4 milliards NAD (247 millions $), soit une hausse de 54 %, portées notamment par l’or, l’uranium et les métaux de base. À l’inverse, les recettes fiscales issues de l’exploitation diamantifère devraient reculer de 69 %, à 74 millions NAD (environ 4,1 millions $), confirmant le poids croissant de l’or et de l’uranium dans les revenus miniers de la Namibie. »
planifié























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