Avec un taux de chômage de 22,9 % au premier trimestre 2026, qui atteint 28,4 % chez les jeunes, le Sénégal cherche à renforcer les perspectives d’insertion professionnelle. Le projet de nouvelle raffinerie porté par la SAR et Yamata mise notamment sur le contenu local, à travers les métiers de l’ingénierie, de la maintenance et de la logistique industrielle.
Le partenariat conclu entre la Société africaine de raffinage (SAR) et la compagnie turque Yamata devrait générer plus de 15 000 emplois directs pendant la construction de la nouvelle raffinerie prévue au Sénégal. Le projet accorde une place importante au contenu local, notamment dans les métiers de l’ingénierie, de la maintenance et de la logistique industrielle.
L’accord, signé le mercredi 23 septembre en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, prévoit la construction d’une deuxième raffinerie d’une capacité de 4 millions de tonnes par an, pour un investissement estimé entre 2 et 3 milliards de dollars. Yamata prendra en charge l’ingénierie, les achats, la construction et le financement du projet, sans garantie souveraine de l’État.
Un projet dans un marché de l’emploi sous tension
Cette perspective intervient alors que le marché du travail sénégalais reste marqué par un niveau élevé de chômage. Le taux de chômage a atteint 22,9 % au premier trimestre 2026, contre 21,7 % un an plus tôt. Le taux de chômage des jeunes s’établissait à 28,4 %.
Le gouvernement multiplie ainsi les initiatives destinées à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes et à développer les possibilités d’emploi. Parmi elles figure le Fonds d’amorçage du Projet de formation professionnelle et d’insertion (PFPI), qui vise à faciliter l’accès à l’emploi de plus de 100 000 jeunes d’ici 2027, dont 70 % de femmes.
Doté de 1,8 milliard FCFA (3,1 millions $), le programme doit également soutenir les projets entrepreneuriaux et d’auto-emploi des jeunes âgés de 18 à 35 ans, notamment dans l’agriculture et les systèmes agroalimentaires.
Au-delà des emplois directement liés à la construction, le projet de raffinerie devrait favoriser le développement de nouvelles activités industrielles et renforcer les compétences locales, selon le gouvernement sénégalais. Le partenariat prévoit notamment des projets dans la pétrochimie, avec l’objectif de renforcer la transformation locale des dérivés du pétrole.























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