Portées par la hausse des exportations et les investissements dans l’exploration et la transformation locale, les activités minières prennent une place croissante dans l’économie rwandaise. Kigali entend désormais accélérer cette dynamique, tout en développant les capacités du secteur et ses retombées en matière d’emploi.
Le Rwanda vise plus de 2,17 milliards $ de recettes annuelles issues des exportations de minerais d’ici 2029, conformément aux objectifs de la deuxième Stratégie nationale de transformation (NST2). Cet objectif a été rappelé le lundi 28 septembre par le ministère des Finances et de la Planification économique.
Cette ambition intervient alors que le secteur minier connaît une progression soutenue. Selon le Rwanda Mines, Petroleum and Gas Board (RMB), les recettes d’exportation de minerais sont passées de 373 millions $ en 2017 à 1,75 milliard $ en 2024, soit une hausse de près de 369 % en sept ans.
Des investissements pour accroître la valeur ajoutée
Pour poursuivre cette dynamique, Kigali mise sur l’exploration minière, la mécanisation des opérations, la professionnalisation du secteur, la transformation locale des minerais et l’amélioration de l’accès au financement. Le pays mène depuis 2023 une campagne nationale d’exploration portant sur plusieurs ressources, dont l’or et le lithium.
Le Rwanda cherche également à accroître la valeur ajoutée produite localement. Il dispose déjà d’installations dédiées au raffinage de l’or et du tantale ainsi qu’à la fusion de l’étain. De nouvelles capacités de traitement sont également envisagées.
L’expansion du secteur minier s’accompagne d’enjeux en matière d’emploi et de protection de la main-d’œuvre. Dans le cadre de la NST2, Kigali ambitionne de porter les emplois liés au secteur à plus de 92 000 d’ici 2029. Ce niveau était déjà dépassé fin 2025. Selon les données du RMB, le secteur employait alors plus de 92 000 personnes.
Sur le plan fiscal, le Rwanda a réformé en 2024 le régime applicable aux activités minières. La loi n°056/2024 a fixé les taux de la taxe sur les minerais entre 0,5 % et 3 %, contre des taux pouvant atteindre 6 % auparavant.
Cette dynamique se traduit également dans les comptes nationaux. Au deuxième trimestre 2026, le secteur minier a généré environ 82 millions $ de PIB, contre environ 76,1 millions $ au premier trimestre, soit une hausse d’environ 8 % par rapport au trimestre précédent.























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