Le Kenya est le principal moteur économique d’Afrique de l’Est. Après avoir enregistré en 2021 une croissance record de 7,6%, le pays peine, depuis, à retrouver un niveau de performance comparable.
En 2025, l’économie kényane a affiché une croissance de 4,6 %. L’annonce a été faite par le Bureau national des statistiques du Kenya (KNBS) dans son rapport « 2026 Economic Survey » publié le 29 avril.
Ce niveau, s’il est en léger recul par rapport à l’année 2024 (4,7 %) reste néanmoins supérieur à la moyenne mondiale (3,3 %) et à la performance affichée par l’ensemble de l’Afrique subsaharienne (4,4 %).
Selon l’institution étatique, ce résultat a été porté par plusieurs pans de l’économie dont les mines et carrières (+14,9 %) et l’activité de construction (+6,8 %).
« D’autres secteurs ont également enregistré des progressions marquées : l’hébergement et la restauration (+15,6%), l’administration publique (+8,3%), les services financiers et d’assurance (+6,5%), l’information et la communication (+4,8%), le transport et l’entreposage (+3,7%), ainsi que le commerce de gros et de détail (+3,6%) », indique le rapport.
Si l’agriculture a contribué à 23,2 % du PIB, elle a clôturé l’année sur un bilan terne avec une croissance de 3,1% en 2025, contre 4,4% en 2024.
« Ce ralentissement s’explique en grande partie par des conditions météorologiques contrastées au cours de l’année, marquées par de longues pluies supérieures à la normale et des petites pluies en deçà de la moyenne, ce qui a conduit à des performances agricoles mitigées », souligne l’institution.
Dans le groupe des produits vivriers, la production de maïs, de mil et de pommes de terre a augmenté alors que celle de haricots a baissé. Du côté des cultures de rente, tous les indicateurs étaient au vert sauf pour le thé et la canne à sucre.
Un déficit commercial qui s’est creusé
Durant l’année écoulée, la balance commerciale du pays s’est dégradée. D’après la KNBS, le déficit commercial est passé de 1 600 milliards de shillings kényans (12,4 milliards $) en 2024 à 1 700 milliards KSh en 2025, sous l’effet d’une hausse plus marquée de la facture des importations (+2,5 %) contre une progression plus modérée des ventes de marchandises (+0,6 %).
Sur le plan des échanges, l’Afrique demeure le premier marché d’exportation du Kenya, avec des recettes qui ont atteint 452,8 milliards KSh. Cette performance s’explique surtout par le dynamisme du commerce intra-régional au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), et plus particulièrement par l’Ouganda, dont les achats de biens kényans ont bondi de 28,8%, représentant 14,5% du total des recettes d’exportation du pays.
Côté importations, l’Asie a confirmé sa place de premier fournisseur du Kenya en 2025, en représentant 70 % de la facture totale, contre 66,4% un an plus tôt. À l’inverse, les exportations vers l’Asie se sont contractées de 13,2%, à 275,7 milliards KSh.




















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