La Tanzanie continue de faire face à une crise de l’eau liée au changement climatique et à l’augmentation de la demande due à la croissance urbaine. Selon la Banque mondiale, en 2023, 61 % des ménages n’avaient pas accès à l’eau potable.
Le gouvernement tanzanien et le gouvernement fédéral allemand ont signé, le 22 juin, par l’intermédiaire de la Banque allemande de développement (KfW), un accord de 20 millions d’euros (soit 22,7 millions de dollars) destiné à financer un projet d’amélioration des services de distribution d’eau et d’assainissement. Les villes concernées sont Tunduma et Vwawa-Mlowo, situées dans la région de Songwe.
Le projet permettra d’améliorer l’accès à l’eau potable et sûre, de renforcer les services d’assainissement, ainsi que de promouvoir une gestion durable des ressources en eau pour les habitants des zones concernées. Il prévoit également la construction et la modernisation des infrastructures de distribution d’eau, la construction d’une station de traitement des eaux usées, l’acquisition de véhicules pour le nettoyage des réseaux d’assainissement et l’amélioration des infrastructures sanitaires dans les institutions publiques, y compris les écoles.
D’après la Banque mondiale, en 2023, la Tanzanie a réalisé des progrès en matière d’accès à l’eau potable, à l’assainissement et aux services d’hygiène, mais des efforts supplémentaires sont nécessaires pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies.
Le pays continue de faire face à des défis liés à une crise de l’eau marquée par la pénurie, la mauvaise qualité de l’eau et la pression croissante due au changement climatique et à l’urbanisation rapide. 61 % des ménages en Tanzanie avaient accès à l’eau potable, 32 % à des installations sanitaires de base et 48 % à une hygiène de base. Cette situation entraîne des maladies et des décès.
L’institution financière estime que 31 000 décès annuels sont dus à l’insuffisance des services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (EAH), ce qui coûte environ 2,4 milliards de dollars par an à l’économie tanzanienne. Elle ajoute que « le financement et la mise en œuvre du Programme de développement du secteur de l’eau permettront de réduire les pertes économiques dues à un accès insuffisant à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène de 1,9 milliard de dollars par an d’ici à 2030 ».
Parmi les initiatives mises en œuvre par le gouvernement pour faire face à ces difficultés figure la Politique nationale de l’eau de 2002, révisée en 2025. Celle-ci vise à garantir un développement et une utilisation fiables, durables et équitables des ressources en eau, au profit de la population, avec la participation du secteur privé.























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