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#Economie #Emploi #Financement #Travail #Kenya
Denys Bédarride
25 septembre 2026 Dernière mise à jour le Vendredi 25 Septembre 2026 à 17:19

Les transformations de l’économie kényane et l’évolution des besoins du marché du travail accentuent la demande de compétences. Pour le système éducatif, l’enjeu n’est plus seulement d’accueillir davantage de jeunes, mais aussi de mieux les préparer aux emplois recherchés par les recruteurs.

Du 9 au 11 septembre, Nairobi a accueilli la Conférence internationale de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels (EFTP), organisée par le ministère de l’Éducation du Kenya, avec l’appui technique de la Société allemande de coopération internationale (GIZ) et le soutien des gouvernements de Finlande, de Corée du Sud et d’Allemagne.

Placée sous le thème « Skills That Work : Advancing Industry-TVET Collaboration for Sustainable Skills and Global Competitiveness », la rencontre a mis en lumière la formation duale, que les autorités kényanes développent depuis plusieurs années. Ce modèle associe l’enseignement théorique en établissement à une immersion pratique en entreprise, afin de réduire l’écart entre les compétences enseignées et celles recherchées par les employeurs.

Introduit en 2019, le dispositif a été formalisé par la Kenya National Dual Training Policy, approuvée en Conseil des ministres en janvier 2025. Celle-ci définit les rôles respectifs des établissements et des employeurs en matière de formation, d’évaluation et de certification. En mars dernier, environ 12 000 apprenants étaient passés par ce modèle et plusieurs milliers d’entreprises y étaient impliquées, selon les responsables du programme.

À l’échelle nationale, le gouvernement indique avoir engagé plus de 2 500 entreprises aux côtés d’établissements d’EFTP, tandis que plus de 15 000 jeunes auraient bénéficié de la formation duale, selon des déclarations faites par le ministère de l’Éducation lors de la conférence. La Finlande, l’Allemagne et la Corée du Sud ont par ailleurs engagé environ 28 millions d’euros pour soutenir le secteur.

Les effectifs de l’EFTP sont eux aussi en forte progression. Ils sont passés de 345 387 apprenants en 2022-2023 à 565 842 en 2024-2025, soit une hausse de 63,8 %, selon le ministère de l’Éducation. Dans ce contexte, la question devient moins celle de l’accès à la formation que de son efficacité réelle sur le marché du travail.

Lancé en 2022 par Swisscontact avec la Hilti Foundation et plusieurs partenaires publics et privés, le programme PropelA place l’employeur au cœur du parcours, avec 75 % de la formation effectuée en entreprise. Au terme de sa première phase, entre 2022 et 2025, le programme avait accompagné 430 apprentis, impliqué 69 entreprises et permis à 146 jeunes d’obtenir une certification reconnue au niveau national, selon Swisscontact. Une analyse du programme fait par ailleurs état d’un taux d’emploi de 79 % et estime entre 28 % et 30 % le retour sur investissement pour les entreprises.

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