#Chine #Science #Technologie #Ethiopie
Denys Bédarride
4 septembre 2020 Dernière mise à jour le Vendredi 4 Septembre 2020 à 10:30

En octobre, l’Ethiopie devrait avoir un 2e satellite dans l’espace. L’équipement qui servira à l’observation de la Terre est baptisé AT-SMART-RSS. Développé, assemblé et testé par le chinois Smart Satellite Technology et l’organisme spatial éthiopien ESSTI, il sera lancé en Chine.

L’Ethiopie envisage de lancer un deuxième satellite dans l’espace au cours du mois d’octobre 2020. Baptisé AT-SMART-RSS, le nouvel équipement spatial qui devrait être propulsé dans les airs depuis le centre de lancement spatial de Wenchang, dans la province chinoise d’Hainan, servira à l’observation de la Terre et aidera à la collecte de données météorologiques. Il contribuera à la stratégie nationale de lutte contre la sécheresse, les conditions météorologiques extrêmes et le changement climatique.

Le satellite – qui est en fait un nanosatellite 6U à haute résolution de 8,9 kg – a été développé, assemblé et testé en Chine, par la société chinoise Smart Satellite Technology et l’Institut éthiopien des sciences et technologies spatiales (ESSTI), conformément à l’accord de codéveloppement signé entre les deux parties le 23 août 2019 au Beijing Sun Valley Industrial Park, en Chine.

Le satellite qui a coûté environ 1,5 million USD, couvert par Smart Satellite Technology, traduit la continuité de l’engagement pris en 2016 par la Chine d’aider l’Ethiopie dans le domaine spatial. Un accord de coopération avait été signé à cet effet. Abiy Ahmed Ali, l’actuel Premier ministre éthiopien, représentait alors son pays comme ministre de la Science et de la Technologie.

AT-SMART-RSS vient après ETRSS-1, le premier satellite éthiopien développé par China Academy of Space Technology en collaboration avec 21 techniciens éthiopiens, formés sur le projet. Il a été lancé dans l’espace en décembre 2019 à bord d’une fusée chinoise Long March 4B. D’un poids de 70 kg, ETRSS-1, satellite de télédétection multispectrale d’une valeur d’environ 6 millions USD, avait été financé à 75% par la Chine.

Source Agence Ecofin

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.