#Coton #Kenya
Denys Bédarride
2 octobre 2020 Dernière mise à jour le Vendredi 2 Octobre 2020 à 18:30

Cette approbation si elle était accordée ferait du pays, un des premiers de la région à miser sur la culture commerciale de coton transgénique.

Bayer East Africa, filiale régionale du groupe allemand Bayer, cherche actuellement l’approbation de l’Autorité kenyane de gestion de l’environnement (NEMA) pour lancer la commercialisation de son coton génétiquement modifié.

Cette démarche intervient après la réalisation par Monsanto, de plusieurs tests en champ d’expérimentation dans le comté de Baringo en 2018.

D’après les détails relayés par Bloomberg, les variétés proposées par le géant de Leverkusen sont résistantes aux nuisibles et peuvent tripler le rendement en fibre, un facteur qui pourrait faire passer le pays du statut d’importateur à celui d’exportateur net de coton.

Si le feu vert était accordé, le Kenya rejoindrait notamment le Nigeria et l’Afrique du Sud dans le cercle restreint des pays africains ayant misé sur le coton issu du génie génétique pour développer leur filière.

Alors que Monsanto a essuyé un revers au Burkina Faso il y a plus de trois ans, de nombreux observateurs estiment que le Kenya pourrait servir de tête de pont à Bayer pour relancer ses activités dans la région.

Pour rappel, le Kenya a autorisé en 2018, l’importation de semences de coton génétiquement modifié, mettant fin à un moratoire en vigueur depuis 2012. Il a également autorisé la culture plein champ du coton transgénique en 2019.

Le Kenya produit environ 15 000 tonnes de coton graine par an.

Source Agence Ecofin

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