#Fmi #Investissements #Gabon
Denys Bédarride
11 novembre 2020 Dernière mise à jour le Mercredi 11 Novembre 2020 à 19:30

Dans sa Loi de finances 2021, le Gabon fait la part belle aux investissements afin de relever son économie meurtrie. Pour ce faire, les dépenses d’investissements augmenteront de 27%, avec une croissance de 104% pour les ressources propres de l’Etat, destinées au financement des projets.

Le Gabon mise beaucoup sur les investissements pour relever le secteur économique plombé par la crise actuelle. Pour l’année 2021, les dépenses d’investissement s’établiraient à 483,4 milliards FCFA contre 380 milliards FCFA en 2020, selon les prévisions de la Loi de finances 2021, actuellement en examen à l’Assemblée nationale, informe Le Nouveau Gabon.

Cette hausse de 103,4 milliards FCFA s’expliquerait, selon les autorités, par la volonté de la relance « post Covid-19 » de l’économie et d’achèvement des projets en cours. Ceci se traduit par l’accent mis sur les projets financés sur ressources propres estimés à 231,6 milliards FCFA (+104%).

En plus des ressources propres, les dépenses d’investissements seront financées par trois autres types de ressources. A savoir, les fonds de concours à hauteur de 17 milliards FCFA, les financements extérieurs pour 232,7 milliards FCFA et les partenariats public-privé pour 2 milliards FCFA. La part prévue pour ce dernier point est en chute drastique. Elle s’élevait, en effet, à 30 milliards FCFA dans la Loi de finances rectificative 2020.

Ces ressources vont être mises à contribution pour le financement des projets structurants dans le pays, parmi lesquels la Transgabonaise, dont les travaux ont déjà été lancés, ainsi que les différents projets infrastructurels engagés par le pays.

Cependant, comme le note le FMI dans son rapport d’assistance technique sur l’évaluation de la gestion des investissements publics au Gabon entre 2010 et 2019, l’allocation des ressources pour les dépenses d’investissements est parfois plombée par certains manquements, liés notamment à l’absence d’une planification bien coordonnée. Ce qui limite considérablement l’impact des investissements publics sur la croissance du pays.

Il faudrait donc une meilleure allocation de ces ressources afin que l’investissement public au Gabon joue un rôle moteur sur la croissance du pays au cours de l’exercice 2021.

Source Agence Ecofin

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