sucre nigeria
#Actualite #Alimentaire #Formation #Nigeria
Denys Bédarride
8 février 2021 Dernière mise à jour le Lundi 8 Février 2021 à 10:31

Au Nigeria, le secteur sucrier est engagé dans une course à l’autosuffisance depuis quelques années. Si des efforts ont été réalisés, l’heure n’est pas encore au répit face à la demande croissante de la population. Un casse-tête pour les autorités qui multiplient les initiatives.

Au Nigeria, le gouvernement a inauguré le 1er février, l’Institut du sucre (Nigeria Sugar Institute-NSI) à Ilorin dans l’Etat de Kwara. L’établissement de ce centre fait suite à la signature l’année dernière d’un Mémorandum d’entente (MoU) entre le Conseil national du développement du sucre (NSDC) et l’Institut indien du sucre.

La nouvelle entité aura principalement pour tâche d’accompagner le Plan directeur du secteur sucrier (NSMP) en vigueur depuis 2013. Celui-ci vise notamment une production de 1,79 million de tonnes de sucre entre 2020 et 2023 afin de réduire significativement les importations.

Parmi les objectifs figurent le renforcement des capacités des ressources humaines, la recherche et le développement sur les bonnes pratiques de culture de la canne, l’assistance technique ainsi que la formation de jeunes diplômés désireux de faire carrière dans l’industrie sucrière.

« Le lancement de cet institut est un tournant majeur et une preuve de ce que le partenariat public-privé peut réaliser. Le secteur sucrier tient une place importante dans l’effort d’industrialisation du Nigeria.

Il peut permettre de créer 100 000 emplois. Le NSI est un instrument clé pour sa durabilité », indique Niyi Adebayo, ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Investissement.

Actuellement, le Nigeria importe majoritairement le sucre brut pour le raffinage en raison de la pénurie chronique en matière première pour la transformation. Selon les données du Département de l’américain de l’agriculture (USDA), le pays produit entre 75 000 et 80 000 tonnes de canne à sucre par an, un volume particulièrement faible au regard des besoins de l’industrie.

Les importations de sucre brut tournent autour de 1,7 million de tonnes par an et proviennent à 80 % du Brésil.

Source Agence Ecofin

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