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Agence Ecofin
19 avril 2021 Dernière mise à jour le Lundi 19 Avril 2021 à 18:14

En 2020 le pays avait enregistré une des plus fortes récessions économiques d’Afrique subsaharienne, estimée à -8,3% par le FMI. Ce recul était dû à la pandémie de Covid-19 qui a fortement ralenti les activités du secteur minier, principale source de devises étrangères du pays.

Le Botswana devrait enregistrer une croissance de 8,3% en 2021. C’est ce qu’a annoncé le Fonds monétaire international (FMI) dans un rapport publié ce vendredi 09 avril 2021.

Selon l’institution, cette croissance sera portée par le secteur minier dont l’activité, qui avait été freinée l’année dernière par la Covid-19, devrait rebondir cette année.

Elle devait être accompagnée par « l’assouplissement des restrictions à la mobilité et la récente augmentation des salaires publics ». L’année dernière la pandémie de coronavirus avait exacerbé les défis structurels auxquels faisait face le pays.

« Si des mesures d’endiguement strictes ont permis de limiter la propagation du virus et de sauver des vies, la forte dépendance économique à l’égard des diamants et des activités à forte intensité de contacts a entraîné une forte contraction du PIB, l’une des plus importantes d’Afrique subsaharienne » indique le FMI.

Ainsi, l’économie nationale a reculé d’environ 8,3% l’année dernière selon l’institution, alors que « le déficit de la balance courante s’est creusé et les réserves de change ont encore diminué ».

Cependant le gouvernement a déployé un plan d’aide économique qui a non seulement permis de sauver les moyens de subsistance de la population, mais également de maintenir à flot les entreprises qui faisaient face à des crises de liquidité.

« Les interventions des autorités ont également permis d’atténuer les risques macro-financiers immédiats. À mesure que la crise sanitaire s’estompe, les mesures de restriction liées à la COVID-19 devraient être levées, des liquidités adéquates maintenues sur le marché intérieur et les risques étroitement surveillés.

Il est prioritaire de s’appuyer sur les progrès réalisés récemment pour remédier aux insuffisances en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme » indique le FMI.

Et d’ajouter : « La première priorité reste de garantir et d’assurer le succès du déploiement des vaccins auprès d’une part suffisamment importante de la population pour garder la pandémie sous contrôle et éviter que les systèmes de santé ne soient débordés ».

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