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#Actualite #Economie #Maladie #Sante #Senegal
Agence Ecofin
21 septembre 2021 Dernière mise à jour le Mardi 21 Septembre 2021 à 16:38

La gestion des crises sanitaires en Afrique est une préoccupation majeure, surtout depuis l’avènement de la covid-19. Les pays et structures se mobilisent pour trouver une approche efficace en vue de répondre à la survenance d’une épidémie.

La Fondation Institut Pasteur de Dakar (IP Dakar) et la Mutuelle panafricaine de gestion des risques (ARC) ont signé le 13 septembre, un accord de partenariat en vue d’anticiper la gestion des épidémies et foyers de maladies infectieuses à fort impact en Afrique.

Cette initiative des deux acteurs vise à soutenir les Etats membres de l’Union africaine (UA) dans l’évaluation de leurs capacités en matière de surveillance épidémiologique, de réponse aux épidémies et de diagnostic de laboratoire.

« Nous avons prouvé de manière fiable qu’une approche anticipative basée sur les prévisions, aidée par l’analyse prédictive et l’analyse des risques permet une réponse plus rapide, plus rentable et plus digne devant les risques climatiques et autres risques naturels », a indiqué Ibrahima Cheikh Diong, directeur général du Groupe ARC dans un communiqué publié le 13 septembre.

Et d’ajouter : « ce partenariat […] permettra d’exploiter mutuellement l’expertise de chaque agence et celle des autres intervenants, afin de fournir une approche panafricaine pour une action holistique, rapide et efficace contre les épidémies identifiées ».

Depuis que la covid-19 a mis en exergue les lacunes des systèmes sanitaires du continent, l’Afrique multiplie les initiatives destinées à renforcer ses capacités de gestion des crises sanitaires. Ainsi, le Sénégal et le Rwanda devraient accueillir en 2022 des sites de production de vaccin à ARN messager contre la malaria et le paludisme en partenariat avec le laboratoire BioNTech.

L’Egypte qui ambitionne de se positionner comme le plus grand producteur de vaccins en Afrique et au Moyen-Orient a annoncé au cours d’une conférence de presse le 1er septembre dernier, la production d’un milliard de doses des vaccins contre la covid-19 par an. Selon la ministre égyptienne de la Santé, la production devrait couvrir les besoins locaux et internationaux.

Notons que ce protocole d’accord entre l’IP Dakar et l’ARC vise également à orienter les pays africains dans le développement de « scénarios de réponse chiffrés et spécifiques » aux agents pathogènes lors de la déclaration d’une épidémie. Ce, dans l’optique de déployer les premiers plans de réponse nationaux.

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