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Agence Ecofin
27 octobre 2021 Dernière mise à jour le Mercredi 27 Octobre 2021 à 17:37

Au Tchad, le paludisme est un problème de santé publique inscrit au cœur de la stratégie sanitaire du gouvernement. Avec l’impact de la pandémie de covid-19, le pays fait face à une recrudescence des cas de la maladie qui entraine un fort taux de décès chez les enfants de moins de 5 ans.

Le gouvernement du Tchad et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont signé le 18 octobre, une nouvelle convention pour la lutte antipaludique (NFM3). Sous la conduite du ministère de la Santé, de l’Unité de gestion de projet (UGP) du PNUD et du Programme d’appui à la lutte antipaludique au Tchad (PALAT), ce sont 71 millions d’euros de financement qui vont être attribués au Tchad pour lutter contre la malaria.

C’est ce qu’a annoncé Ahunna Eziakonwa, directrice du bureau africain du PNUD sur twitter. « Cette cogestion doit ouvrir une nouvelle ère de renforcement de la collaboration entre nos deux institutions pour qu’au-delà des ressources mobilisées auprès du Fonds mondial, l’appui du PNUD contribue davantage à soutenir la politique sanitaire du gouvernement.

Au-delà de la lutte contre le paludisme, le PNUD contribuera à étendre son appui au renforcement du système de santé en vue de l’atteinte des ODD 3 », a-t-elle indiqué. L’organisation onusienne a, par la même occasion, rassuré du déploiement de la télémédecine dans les provinces du Lac et de la Tandjilé, fortement touchées par la maladie, facilitant ainsi aux populations, l’accès à des soins de qualité avec la dotation de 150 centres de santé en énergie solaire.

Pour Abdoulaye Sabre Fadoul, ministre tchadien de la Santé publique et de la Solidarité nationale, ce fonds de financement vient renforcer les efforts du gouvernement en la matière. « Face à un ennemi doté d’une telle puissance à l’évidence, le Tchad ne peut y faire face avec ses seuls moyens.

C’est donc avec soulagement et satisfaction que nous accueillons ce nouveau financement qui contribuera sans nul doute à l’atteinte des objectifs du Programme national de lutte contre le paludisme 2019-2023 qui vise à réduire de 75% la morbidité et la mortalité imputables au paludisme particulièrement chez les enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes », a-t-il exprimé.

Pour rappel, le paludisme est la première cause de mortalité infantile au Tchad. De janvier à juillet 2021, près de 350 000 cas confirmés de paludisme, dont 546 décès ont été enregistrés, selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires.

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