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Agence Ecofin
10 novembre 2023 Dernière mise à jour le Vendredi 10 Novembre 2023 à 07:00

Cela en ferait la 2nde centrale nucléaire en Afrique, l’unique existant actuellement se trouvant à Koeberg (Afrique du Sud). Cela représenterait aussi un nouveau signé d’avancée de la coopération russo-burkinabé, après la récente visite à Ouaga de Yunus-Bek Yevkurov, vice-ministre russe de la Défense.

Le ministre burkinabé de l’Energie, Simon-Pierre Boussim, et le DG adjoint de l’agence russe de l’énergie atomique Rosatom, Nikolay Spasski, ont signé  le 13 octobre un mémorandum d’entente pour construire une centrale nucléaire au Burkina Faso. La signature a eu lieu à Moscou, dans le cadre de la Semaine russe de l’énergie.

« Ce mémorandum est le premier document dans le domaine des utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire entre la Russie et le Burkina. Il crée une base pour une coopération dans un large éventail de domaines, dont les approches pour la création d’une production nucléaire, l’application non énergétique de l’énergie nucléaire dans l’industrie, l’agriculture et la médecine, le développement des infrastructures nucléaires du Burkina et la sensibilisation du public aux technologies nucléaires » a commenté Rosatom.

Pour le Burkina, l’objectif premier est de « couvrir les besoins énergétiques des populations », dans un pays où le taux d’accès global au courant électrique était à 22,5% (67,4% en milieu urbain et 5,3% en zone rurale) fin 2020, selon la BAD (Banque africaine de développement). Cela représente moins du quart des habitants.

« Nous prévoyons si possible de construire des centrales nucléaires d’ici 2030, de façon à résoudre le problème du déficit énergétique […] Notre défi est de doubler notre production d’électricité d’ici 2030, ce qui nous permettra de donner un coup de fouet à l’industrialisation de l’Afrique » a confirmé Simon-Pierre Boussim, cité par l’agence russe TASS.

Pour l’heure, le pays complète sa faible production solaire et hydroélectrique par des importations depuis le Ghana et la Côte d’Ivoire. Le projet pourrait bénéficier de l’appui de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dont le Burkina est membre.

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