Dans un marché est-africain de la mobilité en pleine mutation, Ampersand poursuit son expansion et renforce sa position de leader de la moto électrique, soutenue par des partenariats stratégiques et des financements ciblés.
British International Investment (BII) a annoncé le 13 août un financement de 7 millions USD (environ 4,5 milliards FCFA) pour Ampersand, destiné à accélérer l’adoption des motos électriques commerciales en Afrique de l’Est. L’entreprise rwandaise prévoit, d’ici 2026, de porter sa flotte à 13 000 véhicules et de doubler son parc de batteries, atteignant plus de 35 000 échanges quotidiens. Un objectif qui confirme sa position centrale dans la structuration du marché est-africain de l’e-moto.
Depuis 2022, Ampersand tisse une chaîne de partenariats stratégiques couvrant toute la filière. Avec Bboxx [plateforme d’E-mobilité, NDRL], elle a mis en place un modèle de financement d’actifs facilitant l’accès des chauffeurs aux e-motos.
En 2024, un accord avec BYD (Build Your Dreams) a prévu la fourniture de cellules de batterie pour déployer davantage de motos électriques. La même année, un projet pilote avec CrossBoundary Energy a introduit l’alimentation solaire dans ses stations de recharge au Kenya. Ces étapes ont permis de bâtir une infrastructure intégrant production, financement et énergie renouvelable, base indispensable pour passer à l’échelle.
Aujourd’hui, Ampersand opère environ 1000 motos électriques au Kenya et 3000 au Rwanda.
Son modèle repose sur des stations d’échange de batteries lithium-ion, réduisant à quelques minutes le “temps de recharge” et offrant aux conducteurs une alternative plus rentable que les motos thermiques. L’entreprise estime que ses clients économisent en moyenne 600 USD par an en carburant et maintenance, tout en réduisant les émissions et la pollution sonore en milieu urbain.
Ampersand se distingue par la cohérence de sa croissance et sa capacité à attirer des capitaux institutionnels. Ce positionnement lui permet de jouer un rôle structurant dans un marché encore fragmenté, où la viabilité à long terme dépend de l’intégration entre infrastructure, production et modèles financiers adaptés aux revenus locaux.




















Réagissez à cet article