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Agence Ecofin
2 octobre 2025 Dernière mise à jour le Jeudi 2 Octobre 2025 à 15:55

Depuis quelques mois, les autorités gabonaises travaillent à consolider leurs rapports avec leurs partenaires internationaux, en misant sur des accords stratégiques destinés à stimuler la coopération économique et technique.

En visite officielle à La Havane (Cuba), le président gabonais, Brice Oligui Nguema, a conclu le 28 septembre 2025, une série d’accords avec son homologue cubain, Miguel Díaz-Canel Bermúdez, visant à renforcer les relations économiques entre les deux pays. L’information est relayée par Le Nouveau Gabon.

Le premier est un accord-cadre de coopération bilatérale. Le second est relatif à l’exécution des sentences. Il pourrait raffermir le climat de confiance juridique pour les entreprises et les investisseurs.

Le troisième accord porte sur l’agriculture et l’élevage. Pour Cuba, c’est l’opportunité de valoriser son expertise en agriculture, tandis que le Gabon recevra un soutien dans sa quête d’autosuffisance alimentaire. Dans cette dynamique, le groupe Labiofam, spécialisé dans la fabrication de médicaments vétérinaires et d’intrants agricoles, a exprimé sa volonté d’accompagner le Gabon, notamment à travers un projet d’élevage de poulets de chair prévu à l’horizon 2027.

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Ces accords arrivent à un moment où le Gabon cherche à réorienter sa politique agricole en visant une production locale couvrant plus de 50 % de ses besoins alimentaires. L’objectif est de réduire les importations et stimuler une agriculture encore marginale dans l’économie nationale, avec une contribution au PIB inférieure à 5 %. Bien qu’environ 40 % de la population rurale dépende de l’agriculture, le pays doit encore importer près de 60 % de ses denrées de base, notamment les céréales et les produits carnés.

En s’appuyant sur l’expertise cubaine, le Gabon cherche à accroître sa production, à moderniser et industrialiser son agriculture, pour mieux répondre à la demande locale, tout en réduisant sa dépendance aux importations alimentaires. Ce qui devrait créer de la valeur ajoutée pour l’économie du pays, en structurant des filières et en dynamisant l’emploi rural.

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