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#Aeronautique #Boeing #Economie #Transport #Nigeria
Agence Ecofin
14 décembre 2025 Dernière mise à jour le Dimanche 14 Décembre 2025 à 04:26

Face au déficit de services de maintenance d'avions en Afrique, le Nigeria planche sur un projet majeur en collaboration avec Boeing. Une initiative structurante qui peut contribuer à réduire la dépendance des compagnies africaines envers les centres MRO étrangers.

Le Nigeria prépare selon la presse locale un partenariat stratégique avec l’avionneur américain Boeing et l’université britannique Cranfield, en vue de la création d’un centre de maintenance, de réparation et de révision (MRO) de classe mondiale. Selon les propos attribués au secrétaire du gouvernement, George Akume, l’initiative répond à la nécessité urgente de réduire la dépendance du pays envers les centres de maintenance étrangers, dont la facture coûte plus de 200 millions USD par an aux compagnies aériennes locales.

Une réalité partagée par de nombreux transporteurs d’Afrique subsaharienne qui envoient leurs appareils en Europe, au Moyen-Orient ou en Asie pour des opérations de maintenance lourde. Entre les frais de déplacement, la main-d’œuvre et les coûts de stationnement, la facture ne cesse de grimper. À l’échelle du continent, seuls quelques transporteurs disposent aujourd’hui d’infrastructures MRO intégrées : Ethiopian Airlines, South African Airways, Egyptair ou encore Royal Air Maroc. Le déficit reste donc considérable, au regard des besoins croissants.

Outre le projet porté par l’État, plusieurs compagnies nigérianes, dont Air Peace, United Nigeria et Ibom Air, ont également dévoilé des initiatives privées visant à doter le pays de nouvelles capacités de maintenance. Ces annonces interviennent dans un contexte de forte progression du trafic aérien et d’une demande accrue en nouveaux appareils pour absorber la croissance.

D’après le rapport 2025 de Boeing, « Commercial Market Outlook », la flotte commerciale africaine devrait atteindre 1680 avions d’ici 2044, soit plus du double de sa taille actuelle. Une expansion qui promet mécaniquement d’accroître la demande en maintenance sur le continent avec, en particulier, l’enjeu crucial d’investir dès maintenant dans des installations MRO capables de soutenir cette montée en puissance.

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