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Agence Ecofin
Hier Dernière mise à jour le Mercredi 31 Décembre 2025 à 02:30

Ces dernières années, la croissance économique du Rwanda affiche une bonne dynamique. Elle est portée particulièrement par les secteurs des services, de l’industrie et de l’agriculture

La croissance du produit intérieur brut (PIB) du Rwanda est passée de 7,8 % au deuxième trimestre 2025 à 11,8 % au troisième trimestre, enregistrant ainsi une croissance à deux chiffres. C’est ce qu’indique le dernier rapport du National Institute of Statistics of Rwanda (NISR) publié le 16 décembre 2025. Les secteurs ayant contribué à cette hausse sont les services, l’agriculture et l’industrie.

Selon le NISR, le secteur des services a contribué à 57% du PIB, porté par une croissance dans les domaines du commerce de gros et de détail, les services de transport ainsi que les services d’information et de communication. L’activité industrielle a été le deuxième moteur de la croissance, contribuant à 22 % du PIB grâce à l’extraction minière, aux activités de construction et aux activités manufacturières.

L’agriculture a quant à elle, participé à hauteur de 15 % du PIB, soutenu notamment par la hausse de la production des cultures vivrières, de l’élevage et de la pêche. Par ailleurs, les impôts directs nets représentent 6 % du PIB.

La croissance économique du Rwanda connaît une bonne dynamique, ces dernières années. En 2024, elle avait atteint 8,9 % selon le NISR. Dans la foulée, le gouvernement a procédé au rebasage de son PIB, sur une année de base 2024, ce qui a permis de mieux refléter la structure réelle de l’économie et d’enregistrer une hausse du niveau du PIB.

La Banque mondiale souligne toutefois que le pays reste confronté à un niveau élevé de dette publique, qui devrait atteindre un pic de 80 % du PIB en 2025. Il doit également faire face aux chocs liés aux changements climatiques et aux difficultés persistantes de création d’emplois. À cela s’ajoute un ralentissement de l’inclusivité de la croissance.

Pour surmonter ces obstacles, l’institution financière estime que ce pays d’Afrique de l’Est devrait « s’appuyer davantage sur les investissements du secteur privé, afin d’améliorer la croissance de la productivité, d’augmenter les revenus et de fournir les financements nécessaires pour combler les lacunes en matière d’infrastructures ».

Pour 2025, le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une croissance du PIB estimée à 7 %.

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