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Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Lundi 12 Janvier 2026 à 01:18

Au Botswana, les diamants fournissent un tiers des recettes fiscales et 25 % de son PIB. Le pays qui fait face à des vents contraires dans cette industrie veut se rapprocher de la Russie, premier fournisseur mondial de la pierre précieuse.

Le Botswana envisage d’ouvrir prochainement une ambassade à Moscou. C’est ce qu’a confié Phenyo Butale, ministre des Affaires étrangères à l’agence de presse d’État russe TASS, le 4 janvier.

« Il s’agit d’un processus qui implique naturellement une mobilisation de ressources et une préparation adéquate. Des discussions ont déjà eu lieu à ce sujet et nous espérons pouvoir ouvrir cette ambassade dans les plus brefs délais », précise le responsable.    

Avec une telle démarche, le pays d’Afrique australe entend approfondir ses relations diplomatiques et économiques avec l’ex-URSS notamment dans le secteur minier. Le premier producteur africain de diamants compte ainsi bénéficier des avancées industrielles de la Russie, premier fournisseur global de la gemme.

« Nous espérons tirer parti du savoir-faire et de l’expertise de la Russie dans les projets miniers de grande envergure, ainsi que dans les industries de transformation, afin de créer davantage de valeur ajoutée », explique M. Butale. Au-delà de l’industrie diamantifère, le responsable a aussi invité les investisseurs et entreprises russes actives dans les terres rares.

« Oui, le Botswana est prêt à accueillir l’expertise russe, ainsi que des investisseurs et des entreprises spécialisées dans les terres rares, et c’est précisément ce point qui a été abordé lors des discussions avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov », a-t-il indiqué à TASS. 

Cet appel du pied intervient alors que le pays est engagé dans une politique de diversification de son économie et de réduction de la dépendance au secteur du diamant qui représente 25 % du PIB et le tiers des recettes fiscales. Dans un contexte de baisse des prix du diamant sous l’effet conjugué d’une faible demande mondiale et d’une montée en puissance des pierres synthétiques, les autorités cherchent de nouveaux relais de croissance.

En octobre dernier, le gouvernement avait annoncé un plan quinquennal de 388 milliards de pulas (environ 28,5 milliards $). Le document baptisé « 12ème plan national de développement (NDP 12) » promeut entre autres des investissements dans les infrastructures de transport, l’eau ainsi que dans l’habitat. 

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