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Aujourd'hui Dernière mise à jour le Mercredi 25 Mars 2026 à 07:38

L’Afrique souffre d’un déficit annuel d’environ 100 milliards de dollars pour financer son commerce, selon Afreximbank. Le partenariat entre BII et Deutsche Bank participera à réduire cet obstacle de manière ciblée.

British International Investment (BII), l’institution britannique de financement du développement, et la banque allemande Deutsche Bank ont lancé un programme de 150 millions de dollars destiné à renforcer le financement du commerce en Afrique. Il vise particulièrement les marchés souvent considérés comme risqués ou insuffisamment desservis par les investisseurs internationaux. L’annonce a été faite lundi 16 mars.

Le dispositif repose sur un mécanisme de partage des risques visant à soutenir les banques locales dans le financement des opérations commerciales de leurs clients. L’objectif est de réduire le déficit de financement du commerce en Afrique, estimé à 100 milliards de dollars, selon la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), tout en facilitant les échanges transfrontaliers.

« Ce partenariat renforce notre capacité de partage des risques et consolide notre aptitude à faciliter des transactions transfrontalières durables à travers l’ensemble du marché africain », a déclaré Anand Jha, responsable mondial du financement du commerce pour les institutions financières chez Deutsche Bank, une institution présente dans 42 pays. Et d’ajouter : « en combinant notre plateforme mondiale avec le mandat de développement et l’expertise régionale de BII, nous souhaitons stimuler davantage les flux commerciaux vers le continent ».

Le programme ciblera en priorité des économies comme la Zambie, l’Éthiopie et le Rwanda. Grâce à ce mécanisme, les banques locales pourront disposer de capacités de financement supplémentaires, leur permettant d’accorder davantage de crédits liés au commerce international.

Les fonds devraient en outre aider les entreprises à importer des matières premières et des équipements industriels, indispensables au développement des chaînes de production locales et au renforcement du tissu industriel africain. Dans de nombreux pays, les banques disposent de ressources limitées ou rencontrent des difficultés à obtenir les garanties nécessaires pour soutenir les transactions commerciales de leurs clients.

« Le renforcement du financement du commerce est essentiel pour faciliter la circulation des biens et des matières premières indispensables sur nos marchés et soutenir une croissance durable. L’élargissement de l’accès à ce financement contribuera à bâtir un écosystème plus résilient et à ouvrir de nouvelles perspectives économiques à travers l’Afrique », a souligné Ndaba Mpofu, directeur général et responsable des services financiers, de la dette et du financement du commerce à la BII.

Selon un rapport d’Afreximbank, les échanges commerciaux intra-africains ont atteint 208 milliards de dollars en 2024, soit une progression de 7,7 % par rapport à 2023, une dynamique que ce nouveau programme de financement pourrait contribuer à accélérer.

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