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#Cooperation #Diplomatie #Securite #BurkinaFaso #France
Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Lundi 6 Juillet 2026 à 06:35

Cette décision fait suite à une longue période de dégradation des liens bilatéraux entre les deux pays, marquée par une succession de crises diplomatiques et de rupture dans les domaine sécuritaire.

Le Burkina Faso a annoncé ce vendredi 26 juin la rupture officielle et immédiate de ses relations diplomatiques avec la France, une décision que les autorités burkinabè expliquent par une profonde dégradation des relations bilatérales. Dans un communiqué lu par le porte-parole du gouvernement, Gilbert Ouédraogo, elles estiment que les conditions d’une coopération fondée sur « le respect mutuel, la confiance réciproque, le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures et le respect de la souveraineté nationale » ne sont plus réunies.

Ouagadougou accuse notamment Paris de mener un «activisme incessant » contre ses intérêts, de poursuivre des « ambitions néocoloniales », de soutenir « des réseaux subversifs et des terroristes qui endeuillent le Burkina Faso et le Sahel », et de diffuser des discours jugés « perfides et partiaux », visant à isoler le pays sur la scène internationale.

Les autorités burkinabè présentent ainsi cette rupture comme une mesure destinée à défendre les intérêts nationaux et à préserver la souveraineté du pays sahélien face à ce qu’elles qualifient de tentatives d’ingérence. Elles précisent toutefois qu’elle concerne uniquement les relations diplomatiques entre les deux États, et ne remet pas en cause « les liens historiques, humains, culturels et sociaux » entre les peuples burkinabè et français.

Le gouvernement assure également que les ressortissants français présents au Burkina Faso continueront de bénéficier de la protection des autorités, et appelle la population à faire preuve de retenue et de civisme à leur égard.

En réaction, la France a regretté une décision qu’elle qualifie d’« hostile et sans fondement », estimant qu’elle « illustre la dérive préoccupante des autorités burkinabè ». Dans un message publié sur le réseau social X, le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a indiqué que « les mesures de réciprocité qui s’imposent sont en cours d’examen ».

Cette rupture survient après plusieurs années de détérioration progressive des relations entre les deux pays. Parmi les principaux épisodes figurent le départ des forces spéciales françaises de l’opération Sabre du Burkina Faso, la dénonciation des conventions fiscales, l’arrêt de l’aide publique française au développement, ainsi que la suspension de plusieurs médias français. Dès 2023, Ouagadougou avait demandé le départ de l’ambassadeur de France, avant de refuser, par la suite, l’agrément d’un nouveau représentant diplomatique.

Malgré ces tensions diplomatiques, les échanges économiques entre les deux pays demeurent significatifs. Selon les données de l’International Trade Center (ITC), le commerce bilatéral a atteint 342,6 millions USD en 2025.

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