Le gouvernement nigérian veut revoir en profondeur sa politique d’aide aux populations vulnérables. Avec le lancement du programme HOPE-SP, Abuja entend passer d’une logique de réponses ponctuelles à un système davantage orienté vers l’autonomie économique et la résilience des ménages.
Le Nigeria cherche à revoir son approche face à l’ampleur des besoins sociaux. Le gouvernement fédéral a lancé mercredi 26 août le « Household Prosperity and Economic Social Protection Project » (HOPE-SP), un programme doté d’un budget de 1 milliard de dollars. Il vise à mieux coordonner les dispositifs d’aide humanitaire et de protection sociale, tout en contribuant à réduire durablement la pauvreté.
L’objectif est aussi de permettre une réponse plus rapide lorsque les populations sont confrontées à des crises alimentaires, économiques ou sécuritaires.
Le gouvernement veut unifier les dispositifs sociaux
Au cœur de cette réforme figure le « One Humanitarian, One Poverty Response System » (OHOPRS), un dispositif qui doit réunir au sein d’une même architecture les mécanismes d’identification des ménages, d’évaluation de leurs besoins, de transferts sociaux, de protection et d’autonomisation. Cette réforme intervient dans un contexte où la pauvreté reste élevée, la Banque mondiale estimant que plus de 60 % de la population vivait sous le seuil national de pauvreté en 2025.
Selon le ministre des Affaires humanitaires et de la Réduction de la pauvreté, Bernard Doro, cette centralisation doit notamment limiter les doublons et la fragmentation des programmes, alors que plusieurs dispositifs sociaux coexistent actuellement. Des registres unifiés et des outils numériques doivent permettre au gouvernement de mieux suivre les bénéficiaires et les résultats des interventions.
Le succès du HOPE-SP dépendra toutefois de la capacité des autorités à traduire cette nouvelle architecture en résultats concrets. Pour Abuja, la réussite de cette réforme se mesurera moins au volume des aides distribuées qu’à « l’amélioration concrète des conditions de vie des Nigérians vulnérables ».























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