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#Economie #Electrification #Investisseurs #Partenariat #Cameroun
Agence Ecofin
28 octobre 2025 Dernière mise à jour le Mardi 28 Octobre 2025 à 15:40

Dans le but de soutenir la modernisation du secteur de l’électricité, les autorités camerounaises se tournent vers le privé.

Le Cameroun veut mobiliser 6,5 milliards USD (près de 3674 milliards FCFA) d’investissements privés pour financer près de la moitié du Compact énergétique national (CEN), sa nouvelle feuille de route adoptée en 2025 pour transformer durablement le secteur de l’électricité d’ici 2030. Le Compact vise 12,5 milliards USD soit 7750 milliards FCFA au total, mêlant financements publics, prêts concessionnels et capitaux privés, afin de renforcer la production, le transport et la distribution tout en accélérant le déploiement des énergies renouvelables.

Pour réduire les risques perçus par les investisseurs, le gouvernement prévoit des réformes structurelles et réglementaires. Une nouvelle loi sur l’électricité, attendue d’ici 2026, clarifiera le cadre des partenariats public-privé dans la production et le transport, et donnera plus de visibilité sur la durée et la rentabilité des engagements privés. Un guichet unique facilitera en parallèle les démarches liées aux investissements énergétiques.

L’exécutif entend aussi promouvoir les énergies renouvelables via une loi dédiée, qui fixera les règles techniques et les incitations, ainsi que les titres adaptés pour les mini-réseaux et les installations solaires autonomes. Une stratégie nationale de numérisation du secteur sera déployée, avec des priorités dès 2026 : planification géospatiale de l’accès à l’électricité, digitalisation du suivi des projets, coordination des infrastructures passives énergie-fibre et préparation à l’intégration de solutions intelligentes.

Pour abaisser les coûts et sécuriser les projets privés rentables, l’État prévoit des mécanismes financiers, notamment la création d’un fonds de stabilisation des paiements, ou fonds de garantie, destiné à couvrir les défauts temporaires de paiement. Un cadre incitatif régira la production et le recyclage local des équipements électriques, ainsi que le développement et l’exploitation des infrastructures connectées au réseau national et des mini-réseaux off-grid (production autonome d’électricité) gérés par le privé. 

Le gouvernement compte également s’appuyer sur le cadre des partenariats public-privé pour financer les projets de transport d’électricité.

Ces mesures visent à fournir l’électricité à environ huit millions de personnes supplémentaires et à porter le taux d’accès national à 100 %, contre 74 % en 2025 selon le ministre de tutelle. Le pays veut aussi élever à 40 % le taux d’accès à la cuisson propre, contre 23,4 % en 2022, permettant chaque année à 1,7 million de personnes d’adopter le GPL, le charbon écologique, l’électricité ou le biogaz. La part des énergies renouvelables dans le mix électrique doit atteindre 10 % à l’horizon 2030.

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