bassin congo
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Agence Ecofin
Hier Dernière mise à jour le Vendredi 28 Novembre 2025 à 01:55

Pour répondre à la déforestation accélérée et aux autres menaces environnementales sur le bassin du Congo, la France et ses partenaires européens mobilisent 2,5 milliards $ sur 5 ans. Objectif, renforcer la gestion durable, essentielle pour la régulation climatique et la préservation de la biodiversité.

La France et ses partenaires européens lancent un fonds de 2,5 milliards USD sur cinq ans pour soutenir la préservation de l’écosystème naturel du bassin du Congo. Les signataires de l’initiative pilotée par Paris incluent l’Allemagne, la Belgique, la Norvège, le Royaume-Uni, la Banque africaine de développement (BAD), la Banque mondiale, la Commission européenne, le Global Environment Facility, le Climate Investment Funds et le Green Climate Fund.

Ce financement à mobiliser permettra de déployer technologies, formations et partenariats pour la protection et la gestion durable des forêts tropicales de cette région cruciale pour le climat mondial. L’objectif est de freiner la déforestation et de renforcer la résilience écologique et économique. L’initiative baptisée « Appel de Belém pour les forêts du bassin du Congo » s’inscrit dans le contexte des négociations climatiques de l’ONU centrées cette année sur l’Amazonie, afin de souligner l’importance des forêts dans la lutte contre les émissions.

Le bassin du Congo, qui abrite la deuxième plus grande forêt tropicale humide au monde, bénéficie historiquement de financements mondiaux jugés limités pour la conservation forestière, ceci malgré son rôle écologique clé. Selon la Banque mondiale, les forêts de la région stockent plus de 90,9 milliards de tonnes de carbone, soit 10 fois les émissions mondiales annuelles de CO₂ du secteur de l’énergie. Cela en fait l’un des puits de carbone naturels les plus importants de la planète. 

Ces forêts jouent un rôle d’importance dans la régulation climatique mondiale, la biodiversité, ainsi que la résilience économique des six pays qu’elles couvrent : la République démocratique du Congo, le Gabon, le Cameroun, la République du Congo, la République centrafricaine et la Guinée équatoriale. Elles subissent de fortes pressions liées à l’agriculture, l’exploitation forestière, minière et l’urbanisation.

Selon l’institution de Breton Woods, une gestion durable de ces espaces peut devenir un moteur de développement durable, générer des emplois, soutenir une croissance climato-intelligente et valoriser les produits forestiers non ligneux. La présentation officielle de l’Appel de Belém aura lieu lors des Journées thématiques sur les forêts à la COP30, les 17 et 18 novembre. Cette mobilisation européenne pourrait renforcer la coopération régionale, améliorer la valorisation des écosystèmes forestiers, et influencer les financements climatiques futurs pour les forêts tropicales.

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