Le Ghana confirme sa trajectoire de désinflation en mars 2026, avec un net ralentissement de la hausse des prix, porté par la baisse des coûts de certains produits alimentaires et des biens, malgré des tensions persistantes dans les services.
Au Ghana, l’inflation ralentit à 3,2 % en mars 2026. C’est ce qui ressort du rapport du Ghana Statistical Service publié mercredi 1er avril.
La baisse de l’inflation s’explique principalement par le recul des prix des biens de consommation, en particulier alimentaires. L’inflation alimentaire a légèrement diminué à 2,3 % (contre 2,4 % en février), avec une baisse mensuelle des prix de 0,3 %. Plus largement, l’inflation des biens a nettement ralenti à 1,7 %, contre 3,2 % le mois précédent, avec un repli des prix de 1 % sur un mois, un facteur déterminant puisque ces biens représentent près de 75 % des dépenses des ménages.
Malgré cette dynamique favorable, certains secteurs continuent d’enregistrer une hausse des prix. Les services constituent le principal point de tension, avec une inflation en forte hausse à 7,2 %, contre 3,7 % en février. Quelques produits essentiels (comme le charbon de bois ou certaines denrées spécifiques) ont également contribué à maintenir des pressions inflationnistes.
Le ralentissement de l’inflation s’inscrit dans un contexte plus large de réformes économiques engagées par Accra, destinées à répondre à la crise économique traversée par le pays ces dernières années.
Un an plus tôt, en mars 2025, l’inflation était nettement plus élevée, avec un taux de 22,4 %, illustrant une désinflation progressive après une crise prolongée. Ce contraste montre que les prix au Ghana ont progressé à un rythme nettement plus modéré, renforçant les signes d’un retour à la stabilité macroéconomique.
En 2025, après avoir hérité d’une économie marquée par une inflation à plus de 23 %, un endettement élevé et une monnaie fortement dépréciée, le gouvernement ghanéen de John Mahama a lancé une série de mesures de redressement. Celles-ci incluent une discipline budgétaire stricte, des réformes fiscales et des initiatives de soutien à la production. Ces efforts sont également soutenus par les actions de la Bank of Ghana, qui ont contribué à réduire les taux d’intérêt et à renforcer la crédibilité des politiques monétaires.




















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