Le plan intègre les frontières aériennes et s’inscrit dans la dynamique de l’Alliance des États du Sahel, qui renforce la coordination sécuritaire. Il s’articule autour de quatre axes clés, dans un contexte de crise sécuritaire et humanitaire persistante.
Le Burkina Faso a validé une stratégie nationale de gouvernance des frontières pour la période 2026-2030. L’information émane d’un communiqué du ministère de l’Administration territoriale publié mardi 21 avril.
Ce document stratégique vise à rétablir le contrôle de l’État sur les espaces frontaliers, à renforcer la sécurité des populations et à promouvoir un développement plus équilibré dans ces zones.
La nouvelle feuille de route introduit plusieurs évolutions majeures. Elle intègre désormais les frontières aériennes dans le dispositif national, tout en adoptant une approche combinant sécurité et développement, avec une attention particulière portée aux populations des zones frontalières.
Le document prend également en compte la dimension géopolitique régionale, en lien avec la dynamique de l’Alliance des États du Sahel (AES). Il prévoit une mutualisation des moyens et un renforcement de la coordination entre forces de défense et de sécurité, avec pour objectif d’améliorer l’interopérabilité et la surveillance, y compris dans l’espace aérien.
Sa mise en œuvre repose sur quatre axes structurants : la maîtrise et la sécurisation des limites territoriales, le développement socio-économique des zones frontalières, la gestion durable des ressources naturelles et la cohésion sociale, ainsi que le renforcement de la gouvernance et de la coopération.
Selon Fidèle GOUEM, secrétaire permanent de la Commission nationale des frontières, « les principaux impacts attendus de la mise en œuvre de cette stratégie résident dans l’amélioration significative de la sécurité dans les zones frontalières, ainsi que dans la réduction de leur vulnérabilité », rapporte le communiqué.
L’initiative s’inscrit dans la continuité des réformes engagées depuis fin 2024 pour refondre la gestion des espaces frontaliers. Elle intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement dégradé, marqué par la multiplication des attaques terroristes.
Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), près de 4,5 millions de personnes auraient besoin d’une assistance humanitaire en 2026 au Burkina Faso, illustrant l’ampleur des défis auxquels le pays est confronté.























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