Les premiers pays à profiter de ce financement sont l’Angola, le Burundi, l’Éthiopie et la Zambie. L’objectif est d’accélérer les investissements dans les soins de santé primaires et de progresser vers la couverture sanitaire universelle.
La Banque européenne d’investissement (BEI), via son unité de développement EIB Global, a engagé 10 millions d’euros (11,6 millions $) pour renforcer les systèmes de santé en Afrique subsaharienne, selon un communiqué publié mardi 26 mai.
Cette enveloppe est fournie via la Health Impact Investment Platform (HIIP), une initiative portée par EIB Global, la Banque islamique de développement et l’Organisation mondiale de la santé.
Le financement est destiné à un programme d’assistance technique visant à aider les pays d’Afrique subsaharienne à élaborer des projets nationaux dans le domaine de la santé, susceptibles d’attirer davantage de financements nationaux et internationaux. L’Angola, le Burundi, l’Éthiopie et la Zambie sont les premiers pays à rejoindre ce programme.
« Cette assistance technique a pour objectif d’accélérer les investissements dans les soins de santé primaires et de progresser vers la couverture sanitaire universelle en renforçant la planification, la hiérarchisation et la conception des projets concernés », souligne EIB Global.
L’annonce intervient alors qu’une nouvelle flambée du virus Ebola est enregistrée en République démocratique du Congo (RDC). Selon Africa CDC, le risque de propagation concerne les pays voisins de la RDC, dont certains couverts par le programme d’EIB Global.
En Afrique subsaharienne, le secteur de la santé est confronté à un double fardeau de maladies (infectieuses et chroniques), à un manque d’infrastructures et à une pénurie de personnel soignant. Par ailleurs, les investissements dans les systèmes de santé sont freinés par des complexités réglementaires et une aversion persistante pour le financement par la dette, dans un secteur historiquement dominé par les subventions.
D’après le PNUD, la majorité des pays africains n’ont pas encore atteint les objectifs fixés par la Déclaration d’Abuja (2001), dans laquelle les gouvernements s’étaient engagés à consacrer 15 % de leur budget national à la santé.























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