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#Agroalimentaire #Japon #Riz #Nigeria
Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Lundi 31 Août 2026 à 05:00

Premier producteur africain de riz, le Nigeria dépend encore à hauteur de 30 % des importations pour satisfaire les besoins de son marché domestique. Le pays, qui cherche à réduire cette dépendance, mise sur l’amélioration des rendements pour doper sa production.

Le gouvernement japonais a accordé une subvention d’environ 587 millions de yens (3,7 millions $) au Nigeria dans le cadre d’un projet destiné à renforcer les capacités nationales de production de semences de riz et, à terme, la qualité des semences certifiées fournies aux agriculteurs. L’information, relayée par le média local Leadership le 11 août, a été annoncée par Hideo Suzuki, ambassadeur du Japon dans le pays, lors de la cérémonie de lancement dudit projet à Badeggi, dans l’État du Niger.

Baptisée « Project for the Enhancement of Rice Seeds Production System », cette initiative est destinée à renforcer les capacités de l’Institut national de recherche sur les céréales (NCRI) à produire des semences de riz de sélectionneur et des semences de base. Concrètement, l’enveloppe annoncée servira à financer l’acquisition de 20 tracteurs de taille moyenne, trois repiqueuses de riz, quatre petites moissonneuses-batteuses et deux excavatrices. Le projet prévoit également l’acquisition de quatre appareils de test de germination à température constante, trois systèmes automatiques d’observation météorologique et sept petites machines de séchage à plat.

Un levier pour améliorer la productivité d’une filière qui peine à se stabiliser

Ce soutien du Japon intervient dans un contexte où les rendements rizicoles restent relativement faibles au Nigeria. Le rendement moyen de production de riz a été évalué à 2 tonnes par hectare en 2024/2025, d’après les données compilées par le département américain de l’Agriculture (USDA), contre près de 3 tonnes par hectare en moyenne mondiale selon les estimations de la FAO.

Pour Abuja, l’amélioration des rendements constitue également un des leviers permettant de progresser vers ses objectifs de production rizicole. Dans le cadre de sa Stratégie nationale de développement du riz, mise en œuvre sur la période 2020-2030, le gouvernement nigérian souhaite notamment doubler sa production nationale de paddy, qui s’élevait à 8,1 millions de tonnes au cours de la campagne agricole de 2020/2021, d’après l’USDA.

Dans son dernier rapport sur le marché nigérian des céréales, l’organisme américain estime qu’en 2025/2026, la récolte de paddy dans le pays ne devrait atteindre que 8,7 millions de tonnes. Ce niveau serait ainsi supérieur d’environ 7 % à celui enregistré en 2020/2021, ce qui témoigne d’une faible évolution de la production en six ans compte tenu de l’objectif fixé à l’horizon 2030.

Le renforcement du système semencier ne constitue toutefois qu’un des leviers susceptibles d’accroître la production locale de riz au Nigeria. S’exprimant sur le sujet en octobre dernier, l’Association des transformateurs de riz du Nigeria (RIMAN) avait indiqué que la production locale était également freinée par l’insécurité dans certaines zones de culture ainsi que par l’usage encore limité de l’irrigation et de la mécanisation dans la filière.

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