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#Croissance #Economie #PIB #Nigeria
Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Dimanche 13 Septembre 2026 à 06:40

La croissance nigériane reste largement portée par les activités non pétrolières, qui représentent plus de 95 % du PIB réel. L’accélération observée au deuxième trimestre intervient également avec une progression plus soutenue de la production pétrolière et de l’agriculture.

Au Nigeria, le produit intérieur brut (PIB) réel a progressé de 4,43 % au deuxième trimestre 2026, contre 3,89 % au trimestre précédent, selon le rapport publié lundi 31 août par le Bureau national des statistiques (NBS). Le taux de croissance est également supérieur aux 4,23 % enregistrés au deuxième trimestre 2025.

La croissance a notamment été portée par l’agriculture et les services. L’agriculture a progressé de 4,39 %, contre 2,82 % un an plus tôt. Les services ont enregistré une croissance de 4,60 % sur un an. À l’inverse, la croissance du secteur industriel a ralenti à 3,96 %, contre 7,46 % un an auparavant.

Les services représentaient 56,62 % du PIB réel au deuxième trimestre 2026, contre 56,53 % à la même période en 2025.

Le secteur pétrolier accélère, mais le non pétrolier reste majoritaire

Le secteur pétrolier a également enregistré une accélération de sa croissance. Celle-ci a atteint 7,31 % sur un an au deuxième trimestre, contre 2,57 % au premier trimestre 2026. La part du secteur pétrolier dans le PIB réel s’est établie à 4,16 %, contre 3,92 % au trimestre précédent.

Le secteur non pétrolier a progressé de 4,31 % au deuxième trimestre, contre 3,64 % un an plus tôt et 3,94 % au premier trimestre. L’agriculture, les télécommunications, l’immobilier, le commerce, les services financiers et d’assurance, l’industrie manufacturière, notamment la production de ciment, ainsi que la construction ont compté parmi les activités ayant contribué à cette croissance.

Le secteur non pétrolier représentait 95,84 % du PIB réel au deuxième trimestre 2026, contre 95,95 % un an auparavant et 96,08 % au premier trimestre.

Des perspectives macroéconomiques en amélioration

Cette évolution intervient alors que certains indicateurs macroéconomiques du Nigeria se sont récemment améliorés. Fin août, Moody’s a maintenu la note souveraine du pays à « B3 » et relevé sa perspective de « stable » à « positive ». En mai 2026, S&P Global Ratings avait relevé la note souveraine du Nigeria de « B- » à « B », en mettant notamment en avant l’évolution de sa situation extérieure.

Pour l’ensemble de l’année 2026, le gouvernement nigérian vise une croissance de 4,68 %, contre 3,87 % en 2025. Cette prévision repose notamment sur l’hypothèse d’une poursuite de la baisse de l’inflation, d’une plus grande stabilité du taux de change et de la mise en œuvre des réformes structurelles.

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