mangues
#Actualite #Agriculture #EchangesAfricains #Fruits #Kenya
Denys Bédarride
17 mars 2021 Dernière mise à jour le Mercredi 17 Mars 2021 à 17:22

Au Kenya, la filière mangue est l’un des principaux segments de la fruiticulture. Si depuis quelques années, le secteur souffrait de divers problèmes phytosanitaires, les autorités ont pu intégrer les exigences des marchés. La reprise des exportations devrait ainsi se faire incessamment.

Après environ 7 ans d’absence, le Kenya pourra à nouveau écouler ses mangues sur le marché européen à partir de septembre.

Cette reprise annoncée des expéditions fait suite à la conformité des échantillons envoyés par les autorités face aux exigences européennes sur la mouche des fruits.

En effet, entre 2010 et 2014, les cas d’interception de lots de mangues se sont multipliés en raison de leur infestation par le nuisible, ce qui avait conduit à une autosuspension des expéditions par le Service d’inspection phytosanitaire (KEPHIS).

Parmi les mesures prises par les autorités kenyanes figure la mise sur pied de zones spéciales exemptes de l’organisme nuisible dans des régions phares comme les comtés de Makueni (premier fournisseur national) et d’Elgeyo Marakwet.

« Nous sommes très optimistes sur le fait qu’il n’y aura pas de complications dans la réouverture du marché parce que le gouvernement et les producteurs travaillent de concert pour mettre en œuvre des approches pour réduire la propagation du nuisible », indique Wilfred Yako, responsable en chef de la conformité aux règlements phytosanitaires au directoire de l’horticulture.

Grâce notamment aux efforts des autorités, les pertes de récolte liées à la mouche de fruits ont été réduites à 20 % contre 40 à 50 % ces dernières années.

Pour la filière kenyane, le retour sur le marché communautaire signifie également une meilleure valeur commerciale pour les exportations grâce au prix plus élevé proposé par les importateurs européens comparativement à ceux du Moyen-Orient.

Au Kenya, la mangue est le second fruit le plus cultivé après la banane avec 49 000 hectares. Le pays récolte en moyenne plus de 400 000 tonnes de fruits par an.

Source Agence Ecofin

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.