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#Alimentation #Cacao #EchangesAfricains #Poivre #Cameroun
Denys Bédarride
31 mars 2021 Dernière mise à jour le Mercredi 31 Mars 2021 à 12:19

Une fois le Brexit consommé, la Grande-Bretagne travaille à consolider ses relations bilatérales avec ses pairs africains. Dans le cadre de cette offensive, essentiellement commerciale, la Couronne peaufine ses stratégies pour devenir un partenaire privilégié du Cameroun.

Après son retrait officiel de l’Union européenne (Brexit) le 1er janvier 2021, la Grande-Bretagne débourse la somme de 1,1 milliard FCFA dans les filières cacao et poivre de Penja au Cameroun, a indiqué un membre de la délégation du ministre britannique pour l’Afrique, James Duddridge, qui a visité, mercredi 24 mars 2021, plusieurs investissements britanniques à Douala, la capitale économique du pays.

Le financement, qui a été mis à la disposition du Programme de partenariat commercial avec le Royaume-Uni piloté par l’International Trade Centre (ICT), vise la promotion des exportations du cacao et du poivre de Penja vers le marché britannique.

Partenaire retenu par le gouvernement britannique pour implémenter le projet, l’ICT (basé à Genève) forme depuis plusieurs mois les producteurs de cacao et de poivre de Penja, apprend-on.

Afin qu’ils soient capables d’accéder aux marchés occidentaux (UE, USA, etc.) et surtout britannique ; après une parfaite maîtrise des bonnes pratiques agricoles et la bonne présentation (packaging, branding, etc.) de leurs produits.

« Le but recherché par ce financement est d’augmenter le volume des transactions commerciales entre le Royaume-Uni et le Cameroun. Donc, le sous-secteur poivre de Penja est stratégique ainsi que la filière cacao. Car, on se rend compte que même en Grande-Bretagne, les produits camerounais ne sont pas assez connus.

C’est donc une opportunité pour les producteurs camerounais de pénétrer un vaste marché », explique-t-il. Le Cameroun, une terre d’opportunités pour les affaires Trois semaines après sa visite aux producteurs de poivre à Penja, localité située à 93,2 km de Douala, le ministre britannique pour l’Afrique a visité la ville de Buea, mercredi.

Tout comme il s’est rendu au Douala Grand Mall (cofinancé à près de 90% par la firme britannique de private equity Actis) et à l’usine de Guinness à Douala.

Après la réunion qu’il a eue avec les patrons d’entreprises britanniques de la capitale économique, il a également lancé les activités de la Chambre de commerce britannique au Cameroun, a-t-on appris.

« Je suis venu au Cameroun renforcer les relations entre nos deux pays. La Grande-Bretagne a de très bonnes relations avec le Cameroun, depuis de longues années, et il est question de les renforcer.

Le marché britannique comporte des opportunités pour les entrepreneurs camerounais ainsi qu’aux producteurs de la filière cacao et du sous-secteur poivre de Penja.

Nous pensons qu’il est important de les accompagner afin qu’ils gagnent de meilleurs revenus en accédant au marché britannique », a déclaré James Duddridge, précisant que le Cameroun est une terre d’opportunités pour les affaires.

Le passage en revue des investissements britanniques et l’annonce de l’octroi de 1,1 milliard FCFA dans la filière cacao et le sous-secteur poivre de Penja interviennent quelques mois après la sortie du Royaume-Uni de l’UE (Brexit), suivie de la signature d’un APE (Accord de partenariat économique) avec le Cameroun, le 9 mars dernier.

Selon la rhétorique officielle, l’un des objectifs de cet accord est la consolidation des échanges commerciaux entre les deux pays et l’accompagnement des producteurs locaux.

Aux dernières nouvelles, l’accord est en cours de ratification au sein des deux parlements (britannique et camerounais).

Ce qui devrait, apprend-on, marquer une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays, qui deviennent bilatérales.

D’après le Haut-Commissariat de Grande-Bretagne au Cameroun, 12% de la banane produite localement finit sur le marché britannique. Le financement des filières comme le cacao et le poivre de Penja vise à court terme l’accroissement des échanges entre les deux pays.

Source Agence Ecofin

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