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Agence Ecofin
17 août 2021 Dernière mise à jour le Mardi 17 Août 2021 à 15:59

En plus de la pandémie et d’une transition politique fragile, le Tchad doit continuer de sortir ses populations de la précarité. La Banque mondiale continue de l’y assister avec quelques projets et des centaines de millions de dollars.

Le gouvernement tchadien a déjà obtenu des accords de financement de la Banque mondiale pour 371 millions $, depuis le début de l’année 2020, a appris l’Agence Ecofin sur la base des calculs des différentes opérations de ce pays avec l’institution.

L’éducation, la gestion des réfugiés, le monde rural, l’agriculture et la santé sont les secteurs qui ont bénéficié de ces accords avec l’institution multilatérale en charge du financement du développement. L’accord le plus récent porte sur 80 millions $ et devrait aider le Tchad à améliorer l’utilisation et la qualité de la prestation des services essentiels de santé.

« Alors que de nombreux efforts sont concentrés sur la réponse au Covid-19 au Tchad, il existe un risque élevé d’affaiblir le système de santé et de saper la réponse aux autres besoins de santé de la population », a déclaré Clara Ana Coutinho de Sousa, directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Tchad, commentant cette actualité.

Cette ressource viendra en effet appuyer un système de santé publique qui est encore sous-financé, selon les standards des Nations unies, alors que le pays doit aussi apporter des réponses adéquates à la pandémie. Selon des données officielles, la part de la santé dans le budget de ce pays de 16 millions d’habitants et près de 500 000 réfugiés était de seulement 4,5% du PIB en 2019.

Ce niveau reste inférieur aux 5,1% que représente la moyenne en Afrique. L’autre défi majeur auquel fait face le pays est celui de la nutrition. La production agricole ne parvient pas encore à satisfaire à la demande, selon des données de la Banque mondiale.

Dans un tel contexte, environ 6,2 millions de Tchadiens étaient estimés comme étant pauvres selon les critères d’appréciation nationaux.


Le Tchad doit enfin retrouver une certaine stabilité politique. La disparition brutale de son ancien président Idriss Deby Itno a été vite gérée, mais il n’est pas exclu que des rancœurs refassent surface.

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