Rutile chlorite Luzenac Par Didier Descouens — Travail personnel CC BY 4.0
Par Didier Descouens — Travail personnel, CC BY 4.0
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Agence Ecofin
29 décembre 2021 Dernière mise à jour le Mercredi 29 Décembre 2021 à 07:14

Uranium, niobium, terres rares… Depuis quelques mois, le secteur minier du Malawi connait une certaine effervescence, porté par des projets sur les divers métaux suscités. Avec Kasiya, Sovereign Metals rejoint cette dynamique en publiant une étude exploratoire pour son projet.

Au Malawi, il faudra 332 millions $ pour lancer l’exploitation du « plus grand gisement de rutile au monde » non développé. C’est ce que révèle l’australien Sovereign Metals, dans une étude exploratoire publiée le 16 décembre pour son projet Kasiya, précisant que cet investissement est récupérable au bout de 2,5 ans.

La mine ainsi construite devrait produire annuellement 122 000 tonnes de rutile et 80 000 tonnes de graphite sur une durée de vie de 25 ans. « Le graphite naturel est un composant important des batteries lithium-ion et constitue un minéral important pour la transition énergétique. Le développement futur du projet Kasiya Rutile apportera des avantages substantiels au Malawi en termes de PIB, de redevances, de taxes et d’emplois », a déclaré Julian Stephens, DG de la compagnie.

Durant son exploitation, Kasiya devrait en effet rapporter 6,27 milliards $ à la compagnie, soit 251 millions $ en moyenne chaque année. Et, sur cette manne financière, le gouvernement du Malawi récupèrera plus d’un milliard de dollars en diverses taxes et 313 millions $ comme redevances minières.

Il faut rappeler que ces chiffres ne sont que des estimations qui doivent encore être confirmés par des évaluations plus précises, notamment dans le cadre d’une étude de faisabilité. Seule une partie du projet a d’ailleurs été prise en compte dans cette étude exploratoire et une augmentation de l’estimation de ressources est en outre attendue début 2022.

Quoi qu’il en soit, le potentiel du projet est des plus prometteurs, surtout en ce qui concerne le graphite dont la demande est croissante à cause de l’engouement autour des véhicules électriques. Le Malawi qui cherche à multiplier par 30 la contribution du secteur extractif au PIB, tient donc là un nouveau moyen d’arriver à ses fins.

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