ARTICLE 3 SENEGAL RWANDA AFRIQUE DU SUD
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Agence Ecofin
22 février 2022 Dernière mise à jour le Mardi 22 Février 2022 à 11:41

Depuis 2020, le continent africain a entamé une stratégie globale de réduction de sa dépendance vis-à-vis de l’étranger en matière de vaccins. A cet effet, l’entreprise BioNTech a signé en octobre 2021, des accords d’implantation d’usines de production de vaccins en Afrique.

Trois pays d’Afrique subsaharienne vont recevoir à partir de la mi-2022, des installations modulaires de fabrication de vaccins du laboratoire pharmaceutique allemand BioNTech. L’annonce a été faite par la société allemande, le mercredi 16 février sur son site Internet.

Ces « BioNTainers » qui sont en réalité des laboratoires composés de conteneurs assemblables sur place seront envoyés au Sénégal, au Rwanda et en Afrique du Sud. D’une capacité initiale estimée à 50 millions de doses du vaccin Pfizer-BioNTech covid-19 par an, ils serviront à « la production de vaccins ARNm en vrac (fabrication et formulation de l’ARNm) ».

« Le BioNTainer sera équipé pour fabriquer une gamme de vaccins ciblant les besoins des Etats membres de l’Union africaine, par exemple le vaccin Pfizer-BioNTech covid-19 et les vaccins expérimentaux de BioNTech contre le paludisme et la tuberculose, s’ils sont développés, approuvés ou autorisés par les autorités réglementaires », explique la société.

Cette annonce intervient plusieurs mois après la signature d’un accord entre l’entreprise allemande et les gouvernements sénégalais et rwandais pour y développer ses premières usines de fabrication de vaccins sur le continent africain. Avec l’arrivée de la covid-19 qui a mis en lumière la nécessité des pays de renforcer leurs capacités vaccinales, plusieurs pays africains ont décidé de s’allier à des laboratoires étrangers pour développer des usines locales de fabrication de vaccins.

Dans cette optique, BioNTech fournira dans un premier temps le personnel chargé de l’exploitation des installations, afin d’assurer un « lancement sûr et rapide de la production de doses de vaccins à base d’ARNm selon des processus de bonne fabrication (BPF) rigoureux ». Ce personnel aura aussi pour tâche « le transfert du savoir-faire aux partenaires locaux pour permettre une exploitation indépendante ».

D’après l’entreprise, les premiers vaccins sortiront des BioNTainers dès le second semestre 2023. Ils seront « destinés à un usage domestique et à l’exportation vers d’autres Etats membres de l’Union africaine à un prix non lucratif ». Notons qu’au Ghana, BioNTech mène un autre projet visant à renforcer « la fabrication grâce à des capacités de remplissage et de finition ».

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